« Tu vas voir, c'est un Darkest Dungeon mignon », résume très bien Kahn Lusth, bien que de façon un peu succincte, mais il est comme ça Kahn, c'est un optimiste, il part toujours du pire pour présenter les choses sous leur meilleur jour. « C'est une fracture mignonne », après s'être foulé la cheville en se plantant en moto, ou « c'est une peste noire mignonne » pour parler du coronavirus. Mais oui, Inkulinati, d'une certaine façon, est un « Darkest Dungeon mignon ». Visuellement, le jeu s'inspire des enluminures médiévales, dont il reproduit tout le bestiaire à la fois choupi et grotesque : chiens archers, chats évêques, lapins guerriers, escargots, machins biscornus sans corps brandissant des épées – on note avec regret l'absence d'arbres à pénis. Côté gameplay, il s'agit d'un jeu de tactique en tour par tour assez classique, dans lequel on dépense une ressource (l'encre, générée automatiquement à chaque fin de tour ou lorsqu'on place un de nos personnages sur une des ratures qui apparaissent régulièrement sur la page) pour créer des unités, lesquelles peuvent à leur tour attaquer les unités adverses ou l'ennemi lui-même, dont la mort entraîne la fin de la partie. Le placement a une importance cruciale, certaines unités pouvant attaquer à distance, d'autres les deux cases qui les entourent ou encore celles se trouvant au-dessus et en dessous. Bref, du classique, mais assez original et bien réalisé pour donner envie de petites parties PvP locales au calme entre médiévistes.