Premier gros changement, que je constate à peine arrivé dans le lobby du jeu, rejoint par trois membres de Bossa Studios : le joueur ne se contente plus de diriger une main flottant au-dessus d'un patient qui attend sagement d'être éviscéré. Désormais, notre apprenti-chirurgien dispose d'un corps entier que l'on peut promener librement dans la salle d'op' (j'aime bien dire « salle d'op' », ça me donne l'impression d'avoir fait médecine) avec les touches ZQSD. On peut même sauter et s'accroupir, comme dans un FPS. Seule différence avec un shooter, le bras et la main du personnage, toujours tendus en avant, peuvent être déplacés et orientés librement pour saisir tous les objets qui passent à leur portée. Ou bien pour faire coucou. Car c'est l'autre grande nouveauté de Surgeon Simulator 2 : bien qu'il sera toujours jouable seul, avec un véritable « mode histoire » (en fait une suite de niveaux de difficulté croissante), le jeu peut désormais accueillir jusqu'à quatre joueurs, qui devront collaborer pour tenter de maintenir leurs patients en vie. L'un peut par exemple casser la cage thoracique et se préparer à extraire le poumon malade pendant qu'un autre s'occupe de perfuser du sang pour éviter que le pauvre type se vide. Mais à l'exception d'une nouvelle mécanique d'amputation très bien fichue, qui oblige à scier précisément selon les pointillés pour limiter l'hémorragie, le jeu reste à ce stade assez proche du précédent.