Ah ! les visual novels, ces descendants modernes des livres dont vous êtes le héros, où l'on devait choisir si l'on combat le troll (allez à la page 29) ou si l'on s'enfuit dans la grotte (page 31). Tout cela était très bien mais manquait un peu de politburo et de plans quinquennaux. Défaut corrigé avec For the people qui vous placera dans le bureau sobrement décoré du bureaucrate d'un pays communiste imaginaire, en charge de la région industrielle de Iron-1. Oui, grosse déconne à prévoir. Chaque jour, vous serez confronté à une série de tâches, ou plutôt de choix (doléances de visiteurs, budgets à répartir, projets à valider ou à rejeter, agents à envoyer en mission...), lesquels auront des conséquences à long terme plus ou moins fâcheuses pour votre carrière ou celle de vos administrés, par exemple si vous décidez de rogner à la fois sur le budget des pompiers et sur celui de la mise aux normes de l'aciérie mais bon, je ne vais pas tout vous spoiler. Avec son style visuel léché, ses tronches et ses uniformes qui m'ont rappelé les plus belles heures du KGB de Cryo et son gameplay à base de coups de tampon, For the people plaira à celles et ceux qui rêvaient d'un Papers, Please moins mécanique et plus narratif. Bon, ok, à Noël Malware quoi.