Autrefois les gens avaient un train de retard. Aujourd'hui il n'y a plus de trains, alors on a des confinements de retard. C'est donc avec un confinement de retard que j'ai vu le prodigieux The Platform de Galder Gaztelu-Urrutia, sorti en mars dernier sur Netflix, dont je voulais vous parler avant de m'apercevoir que Noël Malware avait déjà écrit dessus au printemps. Tel Izual mangeant les croûtes de pizza de Kahn lors des repas à la rédac, je vais donc moi aussi devoir me contenter des restes avec Circle, d'Aaron Hann et Mario Miscione. Loin d'être aussi bon que The Platform mais dans la même veine « psychologie expérimentale et meurtre de masse », Circle raconte l'histoire, si l'on peut dire, de cinquante personnes réunies dans, vous l'aurez deviné, un cercle. Comment sont-elles arrivées là ? Mystère. Mais toutes les deux minutes, elles doivent voter pour celle qui sera exécutée par une tourelle automatique. Selon quels critères choisir la prochaine victime ? Quelle stratégie adopter pour survivre ? Peut-on refuser de jouer ? Inspiré de 12 hommes en colère, Circle n'exploite pas toujours son excellente idée de départ autant qu'il aurait pu mais, faute de pousser bien loin la réflexion, reste un chouette thriller spéculatif.