« C'est moi où il y a beaucoup de jeux d'horreur sur Steam ? », me demande Sébum après avoir vu mon écran, alors qu'il était simplement venu s'assurer que je n'allais pas décéder de rire sur notre lieu de travailNote : 1. Il faut avouer que le bougre a du flair. Ce type de jeu semble en effet surreprésenté dans la boutique de tonton Gabe. Strike of Horror, lui, a pris mes zygomatiques par surprise. Pourtant, le titre a tout d'un bête jeu multijoueur : deux équipes de cinq y opposent fantômes et humains, les premiers devant empêcher les seconds d'attraper des « potions de sommeil » parce qu’apparemment, dormir dans une maison hantée est une bonne idée. Mais ça, c'était avant de voir ces animations complètement ratées qui donnent surtout l'impression de se faire courser par des intermittents du spectacle dans un train fantôme. Le jeu devient vite hilarant malgré lui, si bien que je suis presque tenté de vous recommander l'achat de quelques clés pour rire une heure avec vos amis. Oui, « presque » parce qu'on ne va quand même pas se mettre à encourager de telles conneries. Bref, effrayez-moi ça.
Strike of Horror, par Ayman Isam Alketbi, disponible depuis le 20 décembre 2018, 3,29 €

Note 1 : Le savriez-vous ? Les rédacteurs de Canard PC ne sont pas autorisés à décéder sur leur lieu de travail car, selon Ivan Le Fou, « après ça fait de la paperasse ».

Horror Fish Simulator.

« Le plus épique des simulateurs de pêche avec un thème d'horreur mineur. » Voilà comment est décrit Horror Fish Simulator sur sa page Steam. Le jeu nous propose d'incarner un zombie condamné à pêcher pour ne pas mourir de faim. Passons rapidement l'interface atroce ou les animations qui déboîtent les épaules du personnage pour aller à l'essentiel, avec la liste des fonctionnalités qui promet trois niveaux, huit poissons, un requin, un système de score et enfin, un « bouton de suicide ». Option qui, à n'en pas douter, sera la killer feature du titre.
Par Tero Lunkka & BlackThug, disponible depuis le 16 avril 2018, 0,79 €

Creepy Vision.

Dans Creepy Vision, le joueur est l'otage de son propre esprit, coincé dans une sorte de dimension parallèle qui évolue en fonction de ses mouvements et de ses choix. Et visiblement, il ne fait pas bon vivre dans l'esprit de Kim, le héros du jeu, qui tente d'échapper à d'horribles mannequins de bois dont les têtes sont remplacées par des télévisions cathodiques. Du moins, tant qu'on ne les voit pas en train de danser ou d'utiliser des baignoires en guise de barques pour traverser une pièce sans eau. Comme quoi, l'horreur est peut-être un concept bien plus personnel qu'il n'y paraît.
Par Orange Valley, disponible depuis le 15 février 2019, 3,99 €