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Jeu: Château Aventure
Createurs: Jared A. Sorensen
Editeur: Iello
Nb joueurs: de deux à autant que vous voudrez.
Duree: 30 minutes
Difficulte: facile
Prix: 25 €
Sortie prevue: déjà disponible
Oui, je sais. Difficile d’imaginer qu’on puisse jouer dans une automobile en mouvement sans terminer au fond d’un fossé, des pions partout dans l’habitacle. Pourtant, avec son matériel minimaliste, Château Aventure est parfaitement adapté à la situation. Les joueurs doivent tout d’abord choisir un scénario. Exploration de temple perdu, voyage dans le temps, attaque de fort rempli d’ogres... Il y en a pour tous les goûts et, traditionnellement, une partie ne commence pas sans dix minutes de pourparlers, à base de « j’ai vraiment une tête de Harry Potter ? » et autres « ben moi, j’aime bien les licornes ». Une fois décidés, les joueurs désignent celui qui va lire l’histoire afin de préparer la partie. Bien sûr, on peut être tenté de faire comme de coutume et de refiler le bébé à « celui qui a l’habitude d’expliquer les règlesNote : 1 ». Mais avec des scénarios qui tiennent généralement sur cinq pages bourrées de dessins, le rôle peut être assuré par n’importe qui.

Note 1 : Ne riez pas, on en connaît tous un et bizarrement, c’est souvent celui qui achète les jeux.

À l’eau, à l’eau, monsieur l’ordinateur.

Fin prêt, ce joueur, que les autres appelleront désormais « l’ordinateur », a pour objectif de faire avancer l’histoire en fonction des actions du groupe. À la façon d’un jeu d’aventure textuel, chaque scénario s’accompagne d’étapes obligatoires qui ne peuvent être résolues que d’une façon bien précise. Ainsi, l’ordinateur va répondre aux joueurs qui vont lui soumettre à tour de rôle des commandes simples comme « prendre torche » ou « examiner pièce », soit en leur répondant grâce à une phrase prévue par le scénario, soit en improvisant quelque chose. On s’en doute, ces règles minimalistes et floues sont à la fois la plus grande force du jeu et son plus grand défaut, et les capacités d’improvisation de celui qui incarne l’ordinateur en deviennent primordiales. Un joueur qui ne sait pas trop comment répondre à des commandes incongrues ou sans rapport avec le scénario peut littéralement gâcher la partie, tandis qu’un autre au verbe plus affûté va rendre le jeu très drôle ou plus prenant qu’il n’y paraît. Une mise en garde qu’il faudra garder en tête avant de se lancer dans une partie avec un tonton bourré ou un petit neveu de huit ans. Mais en bonne compagnie, Château Aventure est un peu l’équivalent d’un jeu de rôle allégé, aussi simple qu’efficace pour transformer un long voyage en une petite téléportation de rien du tout.