Officiellement, le « Tales & Trails update » approfondit la narration dans Minecraft. N’en croyez rien : Mojang ne fait cette annonce tonitruante que grâce à un nouveau bloc de bibliothèque compatible redstone, qui permet donc de créer des passages secrets lorsqu’on soulève un bouquin. Pour moi, l’innovation la plus intéressante de cette version 1.20 serait plutôt à chercher du côté de l’archéologie, une mécanique inédite qui permet de trouver des artefacts et des reliques dans le sable grâce à un plumeau, si l’on a trouvé une piste menant à un site de fouilles enseveli.

Cette activité est accompagnée des traditionnels nouveaux blocs (de bambou, de radeau, de panneau suspendu à des chaînes) et d’un magnifique nouveau biome rempli de cerisiers japonais en fleurs, dont les feuilles et les planches incarnadines font un très joli matériau de construction. Rajoutez à toutes ces nouveautés un genre de tortue géante, un chameau capable de porter deux joueurs et la possibilité de peindre les armures, et vous obtenez une mise à jour assez carrée.

(En Chantier) Captain of Industry.

Ce prometteur jeu de gestion d’usine a enfin eu droit à sa mise à jour numéro un, qui rend beaucoup plus beaux les décors – ils en avaient bien besoin –, rajoute divers bâtiments, approfondit la chaîne du nucléaire et améliore les performances. Faire ça en plein mois de juin, dans le milieu on appelle ça un « gâcheur d’été ».

(En Chantier) Satisfactory.

Une fois par an (deux lors des années fastes), j’ai le bonheur de vous signaler une nouvelle mise à jour pour Satisfactory. Celle du mois de juin, la huitième, n’est encore qu’au stade de bêta mais elle est déjà accessible et avec elle les pylônes électriques (capables de porter une plus grande longueur de câble), une nouvelle physique des véhicules, le parachute revisité, les modes bacs à sable et quelques nouveaux ennemis. Une liste un peu chiche, mais on savait depuis longtemps que ça serait le cas puisque les développeurs ont passé de longs mois à changer leur moteur pour l’Unreal Engine 5, un travail de longue haleine qui s’accompagne de beaucoup de petites améliorations de qualité de vie, d’une plus belle lumière et, en théorie, de meilleures performances. En pratique, personnellement je vais devoir attendre le mois de septembre et la sortie de la bêta pour pouvoir rejouer à plus de 15 FPS.

Les nouveaux environnements de Captain of Industry.
À droite, le nouveau pylône électrique de Satisfactory.

(En Chantier) Timberborn.

Pour sa quatrième mise à jour, le city-builder de castors s’est concentré sur les demandes principales des joueurs : distribution automatisée, nouvelle chaîne de production de nourriture, factions plus distinctes, nouvelle map, meilleures performances. J’avais aussi réclamé de remplacer les castors par des hippopotames mais ça, comme par hasard, c’est passé à la trappe…

Redfall.

Je ne reviendrai pas en détail sur la catastrophe Redfall, qui a récolté 5/10 dans nos colonnes au mois de mai. On peut en revanche parler de sa première grande mise à jour, pleine de correctifs dont le jeu a bien besoin, tant au niveau des performances que du pathfinding ou du nombre d’ennemis. Un patch salutaire mais qui, un mois et dix jours après la sortie du jeu, passe pour un bien maigre cataplasme alors que dans la première semaine de commercialisation de Redfall, on aurait pu y voir une ambitieuse première pierre pour la refondation du jeu. Faut-il souhaiter que cette mise à jour soit suivie par beaucoup d’autres et que Redfall connaisse un destin à la No Man’s Sky ? Peut-être, mais je serais tenté de dire que le mieux pour tout le monde, y compris les développeurs du jeu, serait qu’Arkane Austin passe à la suite. La suite de Prey, par exemple, mais ça n’est qu’une idée comme ça…

(En Chantier) Sons of the Forest.

Alors, vous avez déjà fini Sons of the Forest ? Vous avez construit une tour Eiffel en rondins sur la plage et vous dégommez des cannibales à la M60 depuis le premier étage ? Pas si vite. En plus de rendre la cuisine moins laborieuse, la dernière mise à jour du jeu lui ajoute un mode difficile, avec moins de nourriture et moins de santé. Youpi !

(Le Thermomètre DLC) The Riftbreaker.

Depuis que je lui ai décerné un 8/10 en octobre 2021, The Riftbreaker n’est pas souvent réapparu dans La Caravane patche. Ce Factorio light bourré d’action a pourtant beaucoup évolué, en témoignent des dizaines et des dizaines de mises à jour, l’arrivée de la compatibilité Steam Workshop et un DLC qui agrandit le monde. Non, deux DLC puisque le deuxième, Into The Dark (10 €), vient de débarquer et propose lui aussi une nouvelle zone (obscure) à explorer, des nouvelles technologies et de nouveaux ennemis. Si vous n’avez pas touché à The Riftbreaker depuis sa sortie, ça ne semble pas une mauvaise idée de le relancer, surtout avec des mods. Sinon, vous pouvez aussi vous armer de patience et attendre le mode coop’, sur lequel les développeurs travaillent d’arrache-pied depuis de nombreux mois.

The Riftbreaker

(Le Thermomètre DLC) A Little To The Left.

Ce si charmant jeu de rangement, que je qualifiais en 2021 de « chocolat chaud pour l’intellect », a désormais un DLC qui lui rajoute 25 niveaux (le jeu de base en compte 75). Cupboards & Drawers permet de remettre de l’ordre dans des services en porcelaine ou des tiroirs à couverts, et si ça vous semble une idée affreuse, vous n’avez jamais joué à A Little To The Left.

(Le Thermomètre DLC) thehunter : Call of the Wild.

Le simulateur de chasse continue son tour du monde avec une 14e réserve naturelle, cette fois-ci en Australie. Après quelques extensions pas tip-top, notamment la Nouvelle-Zélande voisine, je me méfiais pas mal mais ce que j’ai vu à travers mes yeux plissés m’a ravi : la carte ressemble à celle de la savane en plus variée, avec des mangroves et de superbes plages. Quelques nouveaux animaux sont de la partie (enfin, c’est une expression, ils ne sont malheureusement pas là pour jouer à Mario Kart), dont le kangourou. Wikipédia m’apprend d’ailleurs que le kangourou « n'a que deux ennemis : le dingo et l'homme, qui supporte difficilement sa proximité ». Vous vous rendez compte ? Nous on habite en Australie et ces enflures de kangourous osent y vivre ! C’est quel degré de sans-gêne ça ?

Prison Architect.

Adieu, mon fidèle compagnon. Prison Architect a célébré l’arrivée de sa mise à jour finale (qui ne contient que quelques petits trucs, dont un condensateur géant) et fait miroiter un Prison Architect 2 en 3D. Instant nostalgie : le test de Prison Architect était le premier de ma carrière dont j’étais content. Autant dire que j’ai la pression pour le 2.