Processeur : Intel Core i3-1215U (1,2 GHz)
Écran : 14 pouces LCD tactile, 1920 × 1080, 60 Hz
RAM : 8 Go LPDDR5
Stockage : 256 Go eMMC
Dimensions : 32,6 × 21,4 × 1,9 cm, 1,46 kg
Connectique : 4× USB-C 5 Gb/s, 2× USB-A 5 Gb/s, HDMI 1.4, 1× mini-jack 3.5mm (combo casque-micro)
Sans-fil : Wi-Fi 6, Bluetooth 5.3
Prix : 450 € (juillet 2024)
À l’heure où Microsoft et ses partenaires agitent leurs grands bras marketing pour positionner les PC portables Copilot+ en face des MacBook d’Apple, on oublie peut-être qu’il existe déjà depuis des années une gamme de portables qui veulent aussi briller par leur faible encombrement et leur grande autonomie : les Chromebooks. Et eux aussi se sont mis depuis peu à l'IA, avec le lancement de la gamme Chromebook Plus.
Pour un habitué de Windows ou macOS, le passage à ChromeOS demande un temps d'adaptation.
Bonjour ChromeOS, qui es-tu ?
Comme leur nom l’indique au lecteur perspicace, les Chromebooks fonctionnent sur ChromeOS, le système d’exploitation de Google. Pour un habitué de Windows (ou de macOS j’imagine), cela demande un temps d’adaptation. Le système a sa propre ergonomie, qu’il faut apprivoiser pour se sentir à l’aise et il existe un certain nombre de raccourcis spéciaux, ce qui est très agaçant dans un premier temps – mais très satisfaisant lorsqu’on les maîtrise.Chromebook Plus de quoi ?
Le label « Chromebook Plus » a été introduit par Google fin 2023 pour matérialiser une montée en gamme par rapport aux Chromebooks originaux. Il implique un hardware plus costaud (au minimum un CPU Intel Core i3 12e gen ou AMD Ryzen 7000, et 8 Go de RAM), un écran de définition 1080p ou supérieure, et une webcam elle aussi en 1080p au minimum. Google apporte aux machines ayant ce label un certain nombre de fonctions d'intelligence artificielle avancées sur le traitement d’image (gomme magique, amélioration de l’image en vidéoconférence, etc.), son IA Gemini pour la génération de texte, ainsi qu’une option de synchronisation des fichiers offline.
Marche en ligne ou crève
ChromeOS est conçu pour fonctionner online, et avant tout dans l’environnement Google. Si vos documents sont sur Google Drive, votre vie sera merveilleusement facile. En revanche si vous avez besoin de gérer des fichiers ailleurs, ou d’en basculer certains d’un endroit à un autre, vous allez rencontrer une série de petites contrariétés déplaisantes. Rien d’impossible, d’ailleurs OneDrive et Microsoft 365 font par exemple l’objet d’une intégration particulière ; mais de la tension ergonomique qui montre que vous allez « contre » l’esprit de l’OS. Par exemple, Dropbox, qui est un élément-clé de mon environnement de travail, dispose d’une app Chromebook, à mon grand soulagement. Mais malgré cela, le téléchargement, renommage et rangement de fichiers s’est avéré pénible. À mon sens, cela cantonne le Chromebook au rôle de machine secondaire : c’est une sorte de terminal dont il faut accepter les limites, quitte à repasser plus tard sur la machine principale pour certaines opérations.Si vous liez votre Chromebook à un smartphone Android, vous débloquez toute une série d’avantages annexes très plaisants.
Là où le Chromebook brille
Si vous êtes naturellement sur Gmail et que vous êtes un habitué de la suite bureautique en ligne de Google, utiliser un Chromebook pour travailler est une expérience très agréable tellement il est orienté pour vous. Démarrage ultra rapide (5 secondes chrono), autonomie correcte (sept ou huit heures réelles en utilisation classique), mode veille qui laisse la batterie quasi intacte, visioconférence de qualité… C’est un outil de travail qui se fait oublier. Par ailleurs, si vous le liez à un smartphone Android, vous débloquez toute une série d’avantages annexes (du même genre que celles que permettent chez Apple l'intégration iOS/macOS) : déverrouillage du Chromebook via le smartphone, lecture et écriture des SMS depuis le Chromebook, activation et gestion du partage de connexion directement depuis votre ordinateur, etc. Personnellement, j’en ai poussé de petits cris de joie enfantine.Asus CX3402 : niveau matériel, ça vaut quoi ?
L'engin d'Asus est un appareil ultra nomade agréable et performant. Certes, son plastique gris n’est pas très élégant et laisse dubitatif quant à ce qui pourrait lui arriver en cas de choc, il lui manque un rétro-éclairage du clavier, et son pavé tactile est assez raide (quoique confortablement large). Mais le clavier lui-même est très correct, l’écran tactile mat étonnamment agréable, et la caméra, de bonne qualité, dispose en prime d’un obturateur physique. Les performances sont sans accrocs pour les usages envisageables, de toute façon surtout limités par ChromeOS.