Ce n’est quand même pas ma faute si le 12 décembre, la mise à jour la plus attendue de Helldivers 2 est sortie. Les infâmes robots communistes et les aliens allergiques à la démocratie ont en effet été rejoints par une troisième faction (la dernière du trio présent dans le premier Helldivers), les Illuminates. Ces genres de Protoss horrifiques nous opposent aussi bien des hordes de zombies que des échassiers géants façon La Guerre des mondes et de puissants lanciers aériens, le tout téléporté à la surface par des soucoupes volantes. Une fusion des tactiques des deux autres ennemis du jeu, avec le combat à distance des robots et l’agressivité au corps-à-corps des aliens. Pour les contrer et mieux appréhender les nouvelles maps urbaines apparues avec eux, les premiers véhicules pilotables sont arrivés : des jeeps armées qui, bien entendu, éjectent ou tuent sur le coup les passagers au moindre cahot.
Un illuminate dans Helldivers 2.

Tiny Glade

Des changements petits par leur taille mais grands par leur importance se sont invités dans le jeu d’architecture cozy : non seulement les objets du décor (tabourets, paniers, etc.) peuvent désormais être déplacés, mais la limite de lumières sur la map est passée de 32 à plus de 32 000. De quoi créer de jolis dioramas nocturnes tout illuminés.

(Le Thermomètre DLC) Ready or Not

Contrairement à Dark Vador, la nouvelle extension du simulateur de GIGN n’altère pas le deal habituel : trois missions inédites et quelques nouvelles armes pour 10 €. Une proposition plus qu’honnête même si le premier DLC du jeu, Home Invasion, avait été critiqué pour ses maps assez classiques. Pour ce deuxième pack, Dark Waters, le studio a redressé la barre puisque deux des trois missions suivent une chouette thématique aquatique : il faut d’abord passer au peigne fin un yacht de luxe joliment détaillé (on peut même faire sonner la corne de brume, c’est vous dire les heures de fun qui vous attendent), puis une plateforme pétrolière. La dernière map n’a pas grand-chose à voir – c’est un bâtiment abandonné – mais comme il s’agit d’un beau spécimen d’architecture brutaliste, je lui pardonne tout. Petit bonus, les développeurs ont reculé d’un cran dans le glauque et ne nous infligent plus de scènes aux thématiques cradingues, ce qui est un vrai soulagement.

Star Wars Outlaws

À l’occasion de sa sortie Steam, le monde ouvert spatial d’Ubisoft a revu ses mécaniques de combat et d’infiltration : on a désormais toujours la possibilité de faire l’un ou l’autre, et en combat les ennemis ont aussi des points faibles à viser, ce qui devrait pas mal accroître l’intérêt du jeu.

(Le Thermomètre DLC) Workers & Resources : Soviet Republic

Les Slovaques de 3Division l’ont bien compris : avec un slogan comme « le socialisme ne connaîtra pas de frontières » pour vendre leur DLC, ils ne pouvaient qu’apparaître dans la caravane. La nouvelle extension pour l’incroyable Workers & Resources : Soviet Republic, qui a converti le camarade ackboo au marxisme, rajoute en effet dix maps qui permettent de bâtir son paradis communiste un peu partout dans le monde : il y a une carte des États-Unis, d’Angleterre, de Corée du Nord, avec une distribution des ressources naturelles vaguement réaliste. Malgré quelques bâtiments uniques, les maps semblent quand même très rudimentaires, mais qu’importe puisqu’on peut y construire un Paris terne et morose, dont les habitants porteurs de chapeaux en papier défilent sous une tour Eiffel où flotte le drapeau rouge. Une utopie française.

Potion Craft : Alchemist Simulator

La boutique d’alchimiste virtuelle qu’est Potion Craft vient de recevoir une mise à jour assez inattendue (étant donné que le jeu est sorti depuis deux ans). Refonte du jardin botanique, de l’arbre de compétences et de la progression, choix de la difficulté et arrivée du vin comme base de potion : le menu est alléchant et m’a même fait réinstaller le jeu.

Paris enfin communiste, dans Workers and Resources : Soviet Republic
Potion Craft : Alchemist Simulator

(Le Thermomètre DLC) The Long Dark.

Début décembre, les développeurs de ce jeu de survie hivernal ont sorti la dernière partie de leur extension Tales From The Far Territory. Avec trois nouvelles régions, du contenu supplémentaire et des mécaniques inédites (l’insomnie, le marchand), c’est un DLC vendu plutôt à bas prix (12 €), d’autant que son dernier volet redistribue toute la faune et rajoute du housing avec un chalet à aménager comme on veut. Dans la foulée, le studio a annoncé The Long Dark 2, nommé Blackfrost. Ce devrait être un nouvel eldorado pour tous ceux qui rêvent de crever de faim en crevant de froid, puisque le jeu semble similaire au premier, quoique sans doute plus sophistiqué et plus beau : l’alpha de The Long Dark, c’était quand même en 2014…

Gas Station Simulator

On peut le dire, ce n’était pas grâce à ses graphismes que Gas Station Simulator avait happé ackboo il y a deux ans. (Grâce à quoi il l’avait fait, on ne sait toujours pas mais c’est un autre sujet.) Les développeurs viennent cependant de corriger ce manque de beauté avec une très belle refonte des décors, qui embellit nettement le jeu dans son ensemble.

(Le Thermomètre DLC) Wartales.

Pour ma dernière Cloaravane, j’ai le plaisir de donner une suite heureuse à mes commentaires tièdes sur Wartales. Je n’avais pas trop aimé ce jeu mi-tactique, mi-gestion de mercenaires lors de son arrivée en accès anticipé. Trois ans et une version 1.0 plus tard, je peux vous dire avec bonheur qu’en fait, Wartales, c’est de la bonne. Plusieurs extensions et une série de mises à jour robustes en ont fait un jeu très riche, à la gestion assez fine et avec plein d’axes de progression (même si tout n’est pas parfait : les combats se ressemblent un peu tous). Il vient d’ailleurs de s’approfondir une nouvelle fois avec le DLC The Skelmar Invasion (18 €), qui rajoute une région inédite pillée par les Vikings, ainsi que des batailles de siège et une nouvelle classe d’arbalétrier. Bravo aux Français de Shiro Games d’avoir su me reconquérir, ce n’est pas une tâche facile.

The Finals

Une nouvelle map est arrivée dans The Finals à l’occasion de sa saison 5. La vraie info n’étant pas l’arrivée de ce décor mexicain et d’armes inédites mais que ce jeu, à peine sorti il y a un an, en est déjà à sa cinquième saison. Si c’est ça le rythme qu’il faut maintenant dans un jeu-service, je préfère arrêter là les caravanes, ce monde est trop zinzin.

En même temps, dans Wartales il y a le Mont St-Michel, alors en tant que Normand, je ne peux que mettre 10/10.