image
image
image
image
image
image
image
image
image
Jeu: Zombie Army 4: Dead War
Genre: amalgame de TPS coopératifs
Developpeur: Rebellion Developments (Royaume-Uni)
Editeur: Rebellion Developments
Plateformes dispo: PC Windows, PS4, Xbox One
Plateforme test: PC Windows
Telechargement: 40 Go
Langues: français
Date de sortie: 04/02/2020
Prix: 50 €
Fruit du travail de Rebellion, surtout connu pour Sniper Elite ou, plus récemment, sa tentative désespérée de changement dans la continuité avec Strange Brigade, Zombie Army nous conte une histoire qui ressemble à un gloubiboulga de films d'exploitationNote : 1 où, oh là là surprise, Hitler vient de lever une armée de morts-vivants pour ne pas perdre la Seconde Guerre mondiale. Résolus à ne pas se laisser boulotter la cervelle, Alliés et forces de l'Axe s'associent pour former une résistance dans une Europe infestée de zombies jusqu'à l'os. Alors, oui, on rigole en découvrant son premier zomblard gondolier dans les rues d'une Venise dévastée. On sourit face aux nombreuses affiches qui présentent les niveaux dans un esprit que ne renieraient pas des productions comme Planet Terror ou Hobo With a Shotgun. Puis on finit par lancer une partie parce que bon, on ne va pas quand même pas y passer la nuit. C'est en tout cas ce qu'on croyait, avant de découvrir que des erreurs de connexion en tout genre – lobby impossible à rejoindre, perte de signal lors d'une partie... – allaient sensiblement rallonger la durée du test, en sabotant pas loin d'une partie sur trois.

Note 1 : Ou « grindhouse », pour les connaisseurs.

Gruuuuh...

Une fois lancé, le jeu nous propose quatre personnages à incarner – ou plutôt six, comme vous pouvez le lire dans l'encadré – qui se résument à de simples apparences. Une fois habillé, il ne nous reste donc plus qu'à décalquer du zombie par packs de douze, dans une sorte d'amalgame qui reprend à peu près toutes les bonnes idées produites par les resucées de Left 4 Dead au cours des dix dernières années. Pour cela, les neuf armes – ou plutôt douze, comme vous pouvez aussi le lire dans l'encadré – mises à notre disposition font plutôt bien leur job, avec leurs styles distincts et toujours pêchus, sans parler de ces quelques compétences spéciales qui permettent de tuer immédiatement un zombie au corps à corps ou de coller une série de headshots sans se fouler. Et puis il y a ce bestiaire, complet, qui oppose les joueurs à tout un tas de morts-vivants qui vont du zombie de base au zombie sniper, en passant bien sûr par le gros zombie en armure, sans oublier le célèbre zombie-zombifié car devenu trop zombesque pour zombier. Enfin je crois. Et quitte à braconner, les développeurs ne se sont pas interdit de reprendre la formule du Left 4 Dead original, avec des campagnes divisées en missions qui comportent leur lot d'objectifs à accomplir, par exemple rapporter quelques bidons d'essence dans un bateau. À cet instant, vous êtes déjà repu, mais le jeu vous ressert pourtant une bonne louche de références et de contenu, avec des pièges à la Strange BrigadeNote : 2 qui se déclenchent en tirant dessus et même quelques séquences de rail shooter classiques. Oh, et j'allais presque aussi oublier ces ralentis qui montrent comment la balle perfore un ennemi, façon Sniper Elite. Mais à ce stade de remplissage, le joueur n'a plus qu'une envie : tout vomir comme un vieux pochetron qui sort d'une soirée « dégustation de vins ».

Note 2 : Qui les a sans doute repiqués sur un autre titre, mais là n'est pas la question.

Grouuuuh...

Sur le papier, Zombie Army 4 a donc tout du produit riche et complet. Pourtant, et c'est sans doute son plus grand drame, le titre de Rebellion commet un véritable exploit en étant tiède d'un bout à l'autre. Plus gênant, son côté « pan pan les zombies » vu et revu n'occulte en rien son avalanche de stimuli digne d'un jeu Facebook. Combos qui grimpent au fil des morts, score, musiques de casino après chaque exploit... Tout semble être fait pour que le joueur cesse de réfléchir et continue de jouer mécaniquement, dans sa quête inconsciente d'une nouvelle décharge de dopamine qui sera délivrée par la prochaine récompense. Un fait qui, par ailleurs, devient d'autant plus flagrant entre chaque mission, avec cette montée en niveaux digne de « Clash of Clans contre les Zombies » qui envoie systématiquement une pluie de trompettes et de lumières pour féliciter le joueur, tout en lui expliquant qu'une nouvelle perk vient d'être débloquée pour son personnage ou un flingue. Car pour couronner le tout, Zombie Army 4 est victime d'une collectionnite aiguë, avec tous ses machins à accumuler qui sont livrés par brouettes entières, qu'il s'agisse d'objets cachés dans les niveaux ou des succès qui permettent de remplir une sorte d'album Panini à l'aide de vignettes. Oui, Zombie Army 4 fait tout, sauf nous amuser vraiment.

Le DLC-Day.

Zombie Army 4 aura tout tenté, y compris débarquer au jour de sa sortie avec les bras chargés de DLC cosmétiques. Nouveaux personnages, skins d'armes, babioles à accrocher sur ses flingues... On est néanmoins surpris de voir que les chapeaux et autres emotes ne peuvent finalement s'obtenir qu'en jouant. Un modèle économique un peu crasseux, surtout dans un jeu vendu à 50 balles.

Notre avis

Kahn Lusth le 7 février 2020

| Modifié le le 25 mai 2021

Si vous avez déjà joué à quelques TPS ou des resucées de Left 4 Dead, vous avez déjà joué à Zombie Army 4 qui n'apporte strictement rien et se contente d’amalgamer tout ce qui a pu fonctionner chez ses prédécesseurs, tout en espérant que la recette prendra grâce à ses dizaines de machins à débloquer ou collectionner. Rien de bien scandaleux, jusqu'à ce qu'on comprenne que le jeu est aussi victime de quelques soucis de connexion qui rendent le jeu multi très frustrant.