Fishbone
le 18 janvier 2020
| Modifié le le 5 mai 2021
Dux Alexa (Dux).
Vous en conviendrez certainement, mais en 2020, dormir dans un lit qui ne soit pas un minimum connecté, c’est totalement vulgaire, pour ne pas dire populo. Franchement, à quoi cela sert que les fabricants se décarcassent pour apporter un peu de modernité aux ploucs, si ces derniers s’obstinent à conserver leurs petites habitudes de petite vie ? Et pourtant, ce n’est pas faute de leur donner le choix, aux pouilleux. Tenez, Dux par exemple, fabricant suédois de literie de luxe, qui a (re)présenté au CES un lit farci à l’assistant Alexa, afin de « combiner son expertise en science du sommeil avec une technologie à commande vocale qui permet de gérer ses routines de sommeil sans effort ». C’est vrai, on ne le dit pas assez, mais se coucher, c’est quand même extrêmement exigeant d’un point de vue physique et surtout ça prend du temps pour tout mettre en ordre. De fait, grâce à la commande vocale d’Alexa, le hipster qui se respecte pourra programmer ses routines (fermeture des rideaux, éclairage, réglage de la température, etc.) et profiter d’un son clair grâce à un haut-parleur de marque Stellé, également intégré au lit. Tout cela pour l’insignifiante somme indiquée ci-dessous.Le site officiel - Prix : 4 950 dollars
XPG Golden Summoner (Adata).
Cela faisait un bail que nous n’avions pas chroniqué de clavier pour joueur, objet certes utile mais ô combien ennuyeux à décrire dans un article (un châssis, des touches mécaniques, des LED). Mais au moins, l’XPG Golden Summoner a l'avantage de se différencier de la masse avec sa finition aluminium recouverte de feuilles d’or de 24 carats, touches, repose-poignet et 10 000 dollars à débourser compris. Alors comme pour le Dux, j’entends d’ici les complaintes du genre « gnnan mais franchement, je gagne même pas ça en une année de travail, alors mettre autant d’argent dans un clavier pendant que des petits vieux mangent du pâté pour chat pour tenir le mois, c’est juste indécent un tel mépris de classe ». Ce à quoi je répondrai que « OK certes, mais d’un, le pâté pour chat au saumon sauvage des montagnes, mélangé avec des coquillettes, c’est quand même pas dégueulasse, et de deux, la prochaine fois, ils bosseront mieux à l’école du karma pour ne pas se manger une réincarnation moisie ». Non, parce que hein, la pleurniche, ça commence à bien faire. Est-ce que je me plains de devoir dormir dans mon Dux, moi ? Non. Est-ce que je rechigne à vérifier quotidiennement le cours de mes 3 847 000 bitcoins hérités de tonton ? Non. Donc voilà.Le site officiel - Prix : 10 000 dollars
PigeonBot (Stanford University).
Avec transition, après le clavier doré à 10 000 dollars, passons au PigeonBot, un engin volant conçu par les chercheurs de l’université de Stanford. Imaginez un modèle réduit en forme d’oiseau, propulsé par une hélice et dont les ailes sont constituées de plumes, quarante pour être tout à fait exact. C’est après avoir longuement étudié les ailes de cadavres de pigeons des villes que l’appareil a été mis au point, preuve que sérieux et amusement dans le travail ne sont pas incompatibles. Ainsi, grâce à des ailes à géométrie variable, souples et asymétriques – l’aile gauche et droite peuvent adopter des profils aérodynamiques propres –, le PigeonBot vole avec agilité, encaisse les virages serrés à plus grande vitesse que la chevrotine et plane bien mieux que le rasta du quatrième. Publiés dans la revue Science, les travaux de ces colombophiles visent à ouvrir de nouveaux horizons pour l’ingénierie des matériaux, l’aérospatiale, la médecine, voire les vêtements ; en rapport avec le « lobate cilia » des ailes, une caractéristique physique qui solidarise les plumes entre elles pour former une surface unique, proche du système Velcro.Le site officiel
GB-30 (Mutrics).
Joli succès pour la campagne Kickstarter des lunettes pour joueur mobile Mutrics GB-30, puisque financée à 145 000 dollars pour 5 000 demandés à 47 jours de la fin. Leur principale caractéristique consiste à intégrer un système audio dans la monture et virtualisant le 5.1, afin que l’utilisateur puisse s’immerger dans son jeu sans pour autant se couper du monde (et sans le déranger non plus). Ajoutons à cela des verres démontables filtrant la lumière bleue (passons sur l’absence de preuves scientifiques établies concernant les réels bienfaits de ce filtrage), un indice de protection UV à 400, un look rétrogaming des plus geek, une étanchéité IP55 (transpiration, jet d’eau, poussière), le Bluetooth 5.0 offrant une portée de 20 mètres sans latence et enfin une autonomie en utilisation de 4 heures. Disponible en quatre couleurs et deux tailles (enfant, adulte).Le site officiel - Prix : à partir de 99 dollars - Date de sortie : juin 2020
Hydraloop.
Parmi les multiples sujets de préoccupation existentielle propres à notre formidable époque, celles concernant les ressources en eau font partie du peloton de tête. C’est dans ce contexte à peine anxiogène qu’intervient Hydraloop, que l’on pourrait qualifier de station de traitement des eaux domestiques. Une fois greffé sur le système de canalisations de la maison, l’appareil en forme de monolithe se charge de recycler les eaux usées en utilisant plusieurs techniques inspirées des stations d’épuration, comme la flottation, le fractionnement de mousse, la flottation à air dissous et la sédimentation. Le liquide passe ensuite par un bioréacteur aérobie avant d’être désinfecté par une lumière UV. Cependant, l’eau traitée n’est pas considérée comme potable et de fait, sert principalement aux toilettes, aux lessives et à l’arrosage, qui de toute façon représentent les principaux postes de consommation d’un foyer. Une app permet d’ailleurs de suivre en temps réel les économies réalisées, ainsi que de paramétrer le traitement.Le site officiel - Prix : 4 000 dollars
Vector (Digital Dream Labs).
Afin de ne pas déroger à la célèbre maxime « c’est inutile, et donc indispensable », glosons un peu de Vector, un mini-robot de compagnie dont la principale fonction consiste… à faire en sorte que vous vous y attachiez suffisamment pour ne pas le laisser croupir dans un tiroir. Pour ce faire, son écran LCD lui permet d’afficher des yeux arborant de multiples émotions, mais il peut également danser comme un petit singe si vous mettez de la musique, vous taper dans la main comme un pote (high five), répondre à des questions via le couplage avec Alexa (« Hey Vector »), prendre des photos de mauvaise qualité ou encore se déplacer en évitant les obstacles. En fait, Vector revient de loin car Anki, la société à l’origine de sa conception, a fermé ses portes en avril 2019. Et en l’absence de serveurs, point de salut pour le robot… Mais le rachat des actifs d’Anki il y a quelques semaines par Digital Dream Labs lui redonne une seconde chance, d’autant plus que le repreneur souhaite le faire évoluer à l’aide d’une campagne Kickstarter « Escape Pod » ayant pour objet de le rendre autonome (plus besoin de connexion au cloud). Un SDK Open source est également prévu.Le site officiel - Prix : 100 euros environ