Interface : USB 3.2 Gen 2 Type-C (10 Gb/s)
Connectique :
HDMI 2.1 (entrée/sortie), audio mini-jack (entrée)
Pass-through vidéo :
jusqu'au 2160p 144 Hz, HDR, VRR
Capture vidéo SDR :
jusqu'au 2160p 144 Hz
Capture vidéo HDR : jusqu'au 2160p 30 Hz / 1440p 60 Hz / 1080p 120 Hz
Prix :
250 €
Pour un bon bout de temps encore, ce sera clairement le point sur lequel il sera le plus facile de se faire piéger quand on voudra se procurer une carte de capture vidéo dernier cri. « Compatible HDMI 2.1 », ça peut vouloir dire beaucoup de choses ; ce n’est pourtant pas tout à fait pareil si les signaux exploitant les débits et les fonctionnalités de la norme peuvent simplement être transportés à l’identique entre l’entrée HDMI et la sortie pass-through, ou si l’on peut conserver au moins certaines de ces spécificités dans le flux capturé. Pour s’en convaincre, même pas la peine de lever les yeux du catalogue Elgato : parmi les deux nouveaux modèles lancés en début d’année par la filiale de Corsair, le boîtier externe 4K X est bien le seul à permettre la capture en 2160p à 120 ou 144 Hz, tandis que la carte PCIe 4K Pro plafonne au 2160p à 60 Hz.

Compression secrète

C’est d’autant plus surprenant a priori que le débit théorique de l’interface USB 3.2 Gen 2 du 4K X (10 Gb/s) est bien moindre que celle du PCI-Express 2.0 ×4 de la 4K Pro (18 Gb/s). Mais en réalité, ni l’une ni l’autre de ces interfaces n’est capable de porter un signal 4K 120 Hz brut, même après un sous-échantillonnage colorimétrique 4:2:0. Le secret du 4K X, c’est qu’il peut compter sur un encodeur Motion JPG interne, qui compresse le signal si besoin avant de l’envoyer vers le PC. La contrepartie est que cette compression n’est pas lossless, très loin de là, et qu’elle n’est donc pas acceptable pour de la capture en vue d’une analyse ou d’un archivage. Pour de la simple consommation, en revanche, on s’en contente sans peine : elle n’a pas d’incidence dramatique sur la qualité d’image perçue, surtout si l’on y superpose une compression vidéo finale à débit « normal », même en AV1 ou en H265.

© Elgato
© Elgato
Cela étant, l’encodage préliminaire MJPG a un autre défaut : il est incompatible avec le HDR. Pour conserver le format, il faut obligatoirement choisir un encodage en P010 (via l’application Elgato 4K Capture Utility) – et obligatoirement être sous Windows, puisque macOS ne prend pas en charge ce format. Mais on se limite alors à de la capture en 4K 30 Hz, 1440p 60 Hz, ou 1080p 120 Hz au maximum. Au moins, le 4K X a ensuite le mérite de savoir préserver intactes les valeurs de luminance du signal HDR10 d’origine, ce qui est pour mémoire hors de portée des cartes AVerMedia ! Et si l’on préfère abandonner cette composante HDR pour s’ouvrir les portes de fréquences ou de définitions d’image supérieures, le tone-mapping HDR vers SDR réalisé en interne par le boîtier est d’une qualité très honnête.

Notre avis

Furolith le 28 juin 2024
Le 4K X est encore assez loin de l’exhaustivité en matière de prise en charge des signaux autorisés par le HDMI 2.1, mais il a tout de même le mérite de nous préparer partiellement pour ce futur potentiel, espéré, rêvé, où les plateformes vidéo en ligne telles que YouTube et Twitch se décideront enfin à autoriser les flux 120 Hz et plus.