Pour ceux qui télétravaillent ou qui streament, un problème se pose souvent : la source de lumière. Les lampes de bureau classiques amènent des reflets, et il n'est pas nécessairement possible d'avoir un éclairage puissant dans une pièce. BenQ propose une solution qui a des avantages, avec la ScreenBar.

Bon, en réalité, il existe trois modèles de ScreenBar. Nous avons testé la version standard (vendue 100 €) mais BenQ vend aussi une ScreenBar Plus qui corrige un des problèmes que nous allons évoquer (130 €) ainsi qu'une version pour les PC portables (100 €), plus compacte. Mais qu'est-ce qu'une ScreenBar ? Une lampe de bureau à base de LED, qui se place au-dessus de votre écran (son nom l'indique bien, au passage). Le cylindre d'aluminium mesure 45 cm de long (en gros la largeur d'un moniteur 21 pouces) et s'alimente en USB, avec de l'USB-C côté lampe et de l'USB-A en face. Le système de fixation est bien pensé : elle se clipse sur son support, qui fait contrepoids, sans abîmer votre moniteur. Mais le premier souci apparaît au moment de placer la lampe : où mettre la webcam ? Je vous avoue que je n'ai pas trouvé de solution : la mienne ne peut pas reposer sur la ScreenBar (c'est instable) et je n'aime pas avoir une caméra décalée, même si ça reste possible sur un écran assez large.

Un outil vraiment pratique.

Au-delà de ce problème, la ScreenBar fonctionne plutôt bien. Premièrement, elle évite le souci qui semblait le plus évident : les reflets. Même avec un moniteur doté d'une dalle brillante, vous n’en verrez pas. Deuxièmement, elle peut pivoter, soit pour envoyer la lumière vers l'écran de façon indirecte, soit pour éclairer le bureau, par exemple pour lire. Les commandes tactiles sont efficaces : un bouton d’allumage, un réglage automatique (500 lux), la possibilité de changer la température des couleurs (d'un blanc chaud, 2 700 K, à un blanc froid, 6 500 K) et enfin un bouton pour la luminosité (jusqu'à 1 000 lux). Il s'agit pourtant du second défaut, corrigé en partie par la version Plus fournie avec une télécommande : il n'y a pas de réglages fins. Chaque pression avance d’un cran dans une échelle prédéfinie, en boucle. Vous avez raté la valeur que vous vouliez ? Il faudra presser le bouton plusieurs fois pour y revenir. En clair, un logiciel permettant de régler manuellement l'ensemble rendrait vraiment la ScreenBar indispensable. Pour terminer, elle possède un avantage : l'IRC (rendu des couleurs) est plutôt bon. Avec une valeur à plus de 95, vos livres, magazines et autres photos ne sembleront pas être sous un néon d'hôpital, un détail appréciable. Le dernier défaut à noter est anecdotique mais visible : si vous orientez la ScreenBar vers le moniteur, vous verrez rapidement les poussières sur la dalle… et donc qu'il est temps de nettoyer.

Les boutons tactiles et le capteur de luminosité.

La ScreenBar de BenQ : la lampe parfaite pour le bureau | Notre avis : 7,5

| Modifié le 10 mai 2021
Pour ceux qui veulent éclairer un clavier ou lire des magazines placés sur un bureau, la ScreenBar offre de bons résultats, même si ce n'est pas parfait. Elle reste en effet assez onéreuse et bloque l'utilisation de pas mal de webcams.
Les boutons tactiles et le capteur de luminosité.
Sur les photos de presse, les gens ont toujours l'air heureux. Et ne sont pas en slip en train de taper un test pour Canard PC.