ackboo
le 16 octobre 2018
| Modifié le le 15 juin 2021
Un soir de grande détresse, seul devant mon PC, j'ai fait l'un des achats les plus honteux de mon existence : un palonnier à 400 boules, fabriqué sur commande par un passionné italien. Le MFG Crosswind – c'est son nom – m'accompagne depuis quatre ans, et j'en suis ravi. Son look industriel, sa précision, sa douceur m'ont comblé.
Il faut vous dire que ce périphérique, inutile dans 99,72 % des jeux, est essentiel pour les gros tarés de la simulation. Sur un warbird 39-45 ou un hélicoptère de DCS, impossible de piloter sérieusement sans une bonne paire de pédales. Sur Elite Dangerous, Star Citizen ou un chasseur moderne, avoir un bon palonnier (et pas un de ces affreux modèles bas de gamme grinçants de chez Saitek, par exemple) procure aussi une vraie sensation de confort. Avec mon MFG Crosswind, je me pensais tranquille pour 15 ans. Et là, patatras, Thrustmaster sort son palonnier haut de gamme. Très haut de gamme même : à 500 euros, le TPR est de loin le modèle grand public le plus cher du marché.
Un Warthog pour les pieds.
Je viens de passer une vingtaine d'heures dessus. J'ai testé la bête sur le dernier IL-2, l'A-10 et le Black Shark de DCS, mon airliner favori de X-Plane et Rise of Flight. J'en ressors un peu écœuré. Car je préfère ces pédales à mon fidèle MFG. La grande idée de Thrustmaster a été de « verticaliser » le palonnier. Cela donne un palonnier très haut, mais avec une empreinte au sol un peu réduite par rapport au modèle classique comme le Crosswind. La position haute des pédales m'a aussi donné une assise plus confortable, plus « comme dans un vrai cockpit » depuis un fauteuil de bureau classique. Et bien sûr, la finition de l'engin, tout de métal et d'acier, est quasiment parfaite. On y retrouve les mêmes matériaux, la même sensation de robustesse, les mêmes impeccables capteurs à effet Hall que sur le célèbre HOTAS Warthog. Seuls défauts mineurs à noter : un léger manque de stabilité sur sol mou (tapis, moquette épaisse) et l'absence de réglages pour la dureté des freins. Et ce prix, bien sûr, délirant. À 350 euros, j'aurais chaudement recommandé ce joujou de luxe à n'importe quel bourgeois volant quatre ou cinq heures par semaine. À 500 euros, c'est trop brutal. Seuls les fous furieux qui ont déjà claqué plusieurs milliers d'euros dans un PC dédié à la simulation pourront justifier (et encore) un tel investissement.
Avec le TPR, Thrustmaster complète enfin sa panoplie d'accessoires haut de gamme pour pilote virtuel. Comme le Warthog du même constructeur, ce palonnier est merveilleusement précis, confortable, réglable dans tous les sens, et construit comme un char d'assaut. Il est aussi totalement hors de prix, et c'est uniquement ce tarif vertigineux qui me fait retirer des points à sa note.
7 / 10