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Interface : USB-C
Audio : 24 bits, 44,1 ou 48 kHz
Prix : 100 €
Si la mode est au tout-en-un, le Torch fait son entrée sur le marché avec une proposition différente : un microphone et une interface audio séparée. Là où ses concurrents font du « all in one » avec des boutons intégrés dans le corps du microphone, Roccat joue la carte de la modularité. D’un côté nous avons donc une petite interface audio USB-C, utilisable en USB-C ou en USB-A (le câble est amovible côté boîtier), et de l’autre un microphone USB-C que l’on branche sur le port dédié à l’arrière. Tout fonctionne en plug and play sans logiciel, un plus pour certains, une hérésie pour d’autres.

2 parts 1 mic.

La station en elle-même est indépendante du micro et offre les fonctions de base de toute bonne interface audio USB avec quelques bonus. Sur l'avant, de gauche à droite, vous trouverez un bouton pour changer le modes de captation et éteindre le micro, un potard de volume d’écoute cliquable (pour couper le son) et un fader gérant le volume d’entrée du micro. Sur l’arrière, vous trouverez un port jack 3,5 mm, le port USB-C à relier à votre ordinateur, le port de relais interface/micro aussi en USB-C, un commutateur pour le mute du dessus du micro (nous y reviendrons) et un bouton réglant sur cinq niveaux l’intensité des LED (le niveau zéro coupe les loupiotes). Le micro est quant à lui assez simple au niveau connectiques. Indépendant de son socle et vissable sur une monture standard, il ne comporte que sa sortie USB-C. Cependant, il embarque sur sa tête un détecteur de mouvement permettant de le mettre en sourdine sans avoir à appuyer sur le bouton de volume, pratique lorsque l’on enregistre des voix, que l’on est loin de sa station ou qu’on ne veut pas transmettre le lourd clic d’appui dans les oreilles des autres. C’est un ajout intéressant qui fonctionne bien, le réglage sur l’interface permettant de l'activer en passant simplement la main par-dessus de 10 à 15 cm environ, ou simplement de le désactiver, utile pour ceux parlant avec les mains.

Allô le monde, allô les enfants.

Maintenant que le descriptif général est fait, entrons dans le vif du sujet, le son. Le Torch est doté de deux cellules cardioïdes (captant le son dans un rayon en cœur inversé) et permet d’utiliser 3 modes : cardioïde, stéréo et un mode fortement amplifié baptisé « whisper ». Si le son est globalement bon pour un micro de sa gamme, son design le rend un peu bancal sur le plan de la captation du son. Un microphone cardioïde posé sur une table va capter tout les sons dans un rayon précis ; si vous n’êtes pas devant, il captera plus loin à mesure que vous monterez le gain, englobant d’autres sons dits parasites (écho, réverbération acoustique, ventilateurs de PC, bruits de claviers ou de souris, etc). Posé sur une table, l’effet de pièce est donc présent et en fonction de votre environnement, peut donner une qualité un peu pauvre si vous poussez le volume trop fort. Si c’est un comportement normal de ce type de capsules à condensateurs (24 bits à 44,1 ou 48 kHz), l’arrangement interne du Torch, légèrement orienté vers les bords extérieurs, accentue la prise de sons parasites et donc de réverbération dans une pièce mal agencée, isolée ou dotée d’une grande hauteur sous plafond.

Le problème disparaît quasi totalement lorsqu’on le monte sur un pied ou un bras de micro, la voix étant prise plus près des capsules. Dans cette configuration, le son s’avère de bonne facture et tout à fait dans la moyenne de ses concurrents Elgato Wave:3 ou Razer Seirēn X. Comparé à un Blue Yéti ou son successeur Nano que l’on trouve dans des prix approchants, il perd, comme les autres, de sa superbe en position basique sur son socle ou sur un pied/bras. Le filtre anti-pop intégré est une bonne chose, mais il laisse tout de même passer les consonnes plosives et les souffles lorsqu’il est utilisé à moins de 20 cm. L’ajout d’une bonnette en mousse ou d’un filtre anti-pop supplémentaire diminue cependant ces effets indésirables, et un petit apprentissage du gain et de ses effets dévastateurs permet d’obtenir des résultats tout à fait satisfaisants sans avoir à recourir à ces accessoires. En parlant d’accessoires, il vous faudra faire attention au pas de vis intégré au micro ; ce dernier, en laiton, n’étant pas moulé dans le corps en aluminium, le visser un peu trop poussera le pas de vis vers l’extérieur et le délogera. Il se remet simplement en le renfonçant mais gare aux mains lestes, un accident est vite arrivé.

Mode modante, faut que la voix y entre.

Nous vous avons rapidement parlé de trois modes disponibles sur le micro et abordé le côté cardioïde, il nous reste la prise de son stéréo, le mode amplifié « whisper » et le mute du micro. Le premier, s’il capte plus largement les sons, perd naturellement un peu de sa rondeur mais reste précis à courte distance, pour avaler les sons ambiants, posé sur une table. Rappelons que pour un microphone destiné au chat et au stream, il vaudra mieux utiliser un bras de bureau (pour ~15 €) que de l’utiliser loin de votre bouche. La mode whisper est quant à lui intéressant pour les personnes ne pouvant pas parler trop fort chez elles ou désirant faire de l’ASMR en amateur. L’amplification ajoutée au gain est bonne mais il ne faudra pas pousser trop haut la voix sous peine de percer les tympans de ses coéquipiers. Plus sensibles dans ce mode, les capsules le seront aussi aux saturations, le chuchotement sera donc préconisé.

Notre avis

Fox le 31 août 2021
Le Roccat Torch est un bon micro d’entrée de gamme proposant une interface simple et sobre à utiliser, mais il souffre de quelques défauts qui n’en font pas un micro « Studio » comme annoncé, surtout face aux concurrents cités dotés pour certains d’une expérience confirmée dans le domaine. Il n’en demeure pas moins un bon premier jet et pourrait se faire une place sur les bureaux et autres chaînes Twitch, la qualité studio restant pour le moment sur l’échantillonnage de ses capsules.
7 / 10