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Createurs: Reiner Knizia
Editeur: Filosofia
Nb joueurs: pour 2 joueurs
Prix: 25 euros
Qu'elle est belle, la boîte des Cités perdues ! Et que le titre est évocateur ! Tant de promesses d'explorations, de rêves d'aventures... alors qu'en pratique, il s'agit d'un jeu de cartes numérotées pour deux joueurs, où les parties se bouclent en un gros quart d'heure. Divisées en cinq couleurs, et donc sur le plateau en autant de colonnes, les cartes représentent à la fois vos expéditions et les fonds nécessaires pour les mener. Oui, c'est un peu abstrait, mais le tout devient vite cohérent quand on commence à jouer : poser la première carte dans une colonne vous coûte des points (vous retirez des fonds pour votre voyage), mais plus vous en rajoutez (et donc plus l'expédition a du succès), plus ça vous en rapporte. Bien entendu, comme vous partagez le tas de cartes avec votre adversaire et néanmoins ami, il y a peu de chances que vous réussissiez à avoir toutes les cartes d'une couleur, surtout dans le bon ordre. Avant de vous lancer dans une expédition, mieux vaut vous assurer soit d'avoir assez de cartes en main pour la mener à bien, soit que votre adversaire n'est pas déjà en position de force sur ce terrain. Et si à l'inverse vous vous sentez particulièrement confiant, vous pouvez aussi jouer des cartes d'investissements dans des colonnes encore vierges, qui augmentent votre perte de points initiale mais multiplient les profits éventuels jusqu'à quatre fois. Comme le rami et la canasta, dont le jeu de Reiner Knizia n'est pas extrêmement éloigné (il n'a cependant pas la même réputation de jeu de maison de retraite), les Cités perdues devient vite un jeu de bluff, à coups de cartes volontairement défaussées (ou au contraire conservées pour gêner la progression adverse) ou de coups de pression dans l'une ou l'autre colonne.