Créateurs : Romaric Galonnier, Luc Rémond
Illustrateur : Maud Chalmel
Éditeur : Blam!
Nombre de joueurs : 3 à 8
Nombre de joueurs optimal : 3 à 8
Durée : 20 minutes
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table basse
Prix : 15 €
« Je serai forcément sorti ce week-end !, dit le gros jeu en bombant le torse. Regardez ma couverture, avec ses illustrations ciselées de nains zombies galactiques. Et je contiens plus de 100 figurines ! – Peut-être, rétorque une autre boîte en tentant de cacher ses illustrations, mais moi j’ai une mécanique qui permet de simuler de façon précise la gestion d’une boutique de glaces dans les Andes au XVIIIe siècle… et des meeples lama ! » Sur l’étagère du dessous, Splito sifflote.
Une main qui dit merde à l’autre.
Mais je ne vous dirais pas que vos parties de Splito vont être super, parce qu’il existe une multitude de facteurs qui font que ça peut coincer. Déjà, certains préféreront les parties à 3 ou 4, plutôt feutrées, concentrées sur la connaissance des cartes qui circulent et la surveillance de tous les objectifs. D’autres s’éclateront plus à six ou huit, à oublier un peu ce qui se passe à l’autre bout. Et puis, si la compréhension des règles est aisée, les aspects tactiques n’apparaissent pas à tout le monde à la même vitesse. Du coup, on peut se retrouver avec des voisins diablement frustrants qui tirent là où l’on pousse, ou simplement nous snobent.En revanche, quand ça marche, c’est vraiment incroyable. C’est un subtil ballet où l’on indique avec la carte posée ce que l’on attend de son partenaire, puisqu’on connaît la main qui lui arrive, tout en faisant attention à ne pas lui passer ce qu’il veut pour son autre zone. C’est ce choix pas évident entre décider de nouveaux objectifs et les réaliser. Si vous trouvez la bonne table, vous risquez fort d’enchaîner quelques parties en faisant la sourde oreille aux pleurs en provenance du placard, où les autres jeux s’ennuient.