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Genre : draft, coop' mais en fait non
Créateurs : Romaric Galonnier, Luc Rémond
Illustrateur : Maud Chalmel
Éditeur : Blam!
Nombre de joueurs : 3 à 8
Nombre de joueurs optimal : 3 à 8
Durée : 20 minutes
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table basse
Prix : 15 €
Parce que le petit Splito, il a beau être là avec sa boîte de type papier peint psychédélique et sa poignée de cartes « une couleur-un chiffre », il sait qu’il a un truc en plus : il cumule accessibilité et originalité. Et pourtant, à la base, c’est un draft tout bête : on voit passer une main de cartes, on en sélectionne une, on fait tourner le reste. Sauf que cette carte, il faut choisir de la poser dans une de ses deux zones de jeu, qu’on partage avec ses deux voisins, pour remplir des objectifs. Il faut coopérer, mais chacun pour soi. À la fin, le score personnel est la multiplication de ses deux zones, ce qui empêche d’en négliger une. À mater sur le papier, c’est brillant.
© Blam !

Une main qui dit merde à l’autre.

Mais je ne vous dirais pas que vos parties de Splito vont être super, parce qu’il existe une multitude de facteurs qui font que ça peut coincer. Déjà, certains préféreront les parties à 3 ou 4, plutôt feutrées, concentrées sur la connaissance des cartes qui circulent et la surveillance de tous les objectifs. D’autres s’éclateront plus à six ou huit, à oublier un peu ce qui se passe à l’autre bout. Et puis, si la compréhension des règles est aisée, les aspects tactiques n’apparaissent pas à tout le monde à la même vitesse. Du coup, on peut se retrouver avec des voisins diablement frustrants qui tirent là où l’on pousse, ou simplement nous snobent.

En revanche, quand ça marche, c’est vraiment incroyable. C’est un subtil ballet où l’on indique avec la carte posée ce que l’on attend de son partenaire, puisqu’on connaît la main qui lui arrive, tout en faisant attention à ne pas lui passer ce qu’il veut pour son autre zone. C’est ce choix pas évident entre décider de nouveaux objectifs et les réaliser. Si vous trouvez la bonne table, vous risquez fort d’enchaîner quelques parties en faisant la sourde oreille aux pleurs en provenance du placard, où les autres jeux s’ennuient.