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Genre : coopératif précis
Créateurs : Florian Sirieix, Benoit Turpin
Illustrateur : Vincent Dutrait
Éditeur : Lumberjacks
Nombre de joueurs : 1 à 6
Nombre de joueurs optimal : 3 à 6
Durée : 30 min
Complexité : modérée
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 35 €
J’aime bien mon boulot, et pousser plus loin la rencontre avec The A.R.T. Project était une chouette idée. Je vous résume rapidement : d’un côté, les agents de la Main Blanche, une organisation en forme de Créa-Main qui cherche à se poser sur des œuvres d’art à travers le monde. De l’autre, l’équipe de sauvetage de l’art, a. k. a. nous.

Thématiquement, ça ne va pas forcément très loin. L’ambiance est par contre plutôt drôle, vu que les lieux ont des symboles liés aux arts : on s’apostrophe d’un « Je peux générer deux jerricans, ça met un agent à Buste-ville, mais ça nous donne la possibilité de nous déplacer pour défendre Cinéma-ville ! ». De fait, on va beaucoup échanger avant de déterminer laquelle de nos deux cartes jouer, optimisation qui est vraiment collective et inclut de choisir l’ordre du tour. Pour l’aspect épique, on peut ensuite combattre les agents : un brin de hasard s’invite ici, mais suivi de très près par plusieurs façons intéressantes de le gérer, et réussir à vaincre les ennemis après une relance un peu coûteuse est une délicieuse sensation.

J’aurais voulu être un art twist.

The A.R.T. Project manque un peu de challenge et a des sensations à la Pandemic qui ne sont pas totalement novatrices, même si les amoureux des coop' y trouveront avec plaisir un nouveau mode de raisonnement à appréhender. Il s’apparente à ce sympathique voisin de palier avec lequel on prend un verre de temps en temps. Mais le voisin en question a voyagé partout et propose à chaque soirée une nouvelle boisson inconnue : il vient avec sept missions différentes qui se déroulent chacune sur une carte adaptée et avec des règles spécifiques qui protègent le jeu de la répétition. La plupart des régions ont une petite saveur thématique bien vue, et souvent elles obligent à remettre en cause ce qu’on pensait avoir compris de la façon de procéder. Ne sont automatiques que les pistolets que l’on braque sur un agent de la main blanche qui ricane d’avoir presque réussi à envahir Livre-ville. Ou peut être Kyoto, on vérifiera un atlas pour être sûrs.

Images : © Lumberjack Studios