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Createurs: Richard Garfield
Editeur: Iello
Nb joueurs: 2-4
Duree: 60 minutes
Difficulte: moyenne
Prix: 45 euros
Comment ne pas parler de Bunny Kingdom, alors qu'il est rempli de petits lapins roses ? Alors qu'il s'agit du dernier jeu de Richard Garfield, créateur, entre autres, de King of Tokyo et d'un petit jeu de cartes dont on a un peu parlé dans les années 90 (Magic, je crois que ça s'appelait…) ? On ne va pas vous mentir, ce n'est certainement pas son meilleur jeu. Mais son originalité mérite votre attention. Représentez-vous le royaume lapin, divisé en cent cases et prêt à être colonisé par des hordes de rongeurs expansionnistes. Cela reste tout de même très pacifique, vous allez le voir. Certaines cases forment de petites cités encore inhabitées, d'autres vierges ou avec une ressource exploitable (du bois, du poisson et des carottes, forcément…). Dès lors, tout repose sur du draft et du placement. A chaque manche – il y en a quatre – les joueurs regardent leur main de cartes, en choisissent deux, et passent à leur voisin. Sauf exception, les effets s’appliquent de suite : une carte avec des coordonnées permet d'y poser, définitivement, son petit lapin de couleur et s'approprier le territoire ; d'autres autorisent la génération d'une nouvelle ressource ou la construction d'une ville… À la fin de chacune des manches, on calcule la valeur des fiefs. C'est-à-dire des zones contiguës : nombre de ressources différentes multiplié par la taille combinée des villes. Quelques subtilités, comme les campements provisoires ou les ponts aériens, permettent de se créer des opportunités d'optimisation. Et la réception d'une nouvelle main confère à Bunny Kingdom un petit côté bingo pas désagréable du tout.