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Jeu: Everdell
Genre: pose d’ouvriers, combos
Createurs: James A. Wilson
Editeur: Starling games
Nb joueurs: de un à quatre
Duree: 1 à 2 heures
Difficulte: difficile
Prix: 70 €
Sortie prevue: déjà disponible, VF prévue pour « bientôt »
C’est une occasion merveilleuse et rare : ce n’est pas moi qui explique les règles. Ça me laisse l’occasion de construire des pyramides de meeples avec les souris, les hérissons et les écureuils pendant que mon camarade chapeautéNote : 1 nous chapeaute. Certes, je vais passer pour aussi insupportable que ceux que je briefe d’habitude mais, avec un titre comme celui-là, les chances de louper une information cruciale sont faibles vu que tout, ou presque, tient aux pouvoirs des cartes et leurs combos. La base est celle d’un placement d’ouvriers, les fameux écureuils, histoire de récupérer autant les cartes que les ressources nécessaires pour les poser. Là où on va encore mieux se marcher sur les pattes, c’est avec la mécanique de changement de saison qui permet de reprendre tous ses ouvriers quand on n’a rien d’autre à faire. Comme poser une carte prend une action mais pas de meeple, il est possible de temporiser pour se jeter sur une case particulièrement convoitée dès sa libération. Ou de croire qu’on peut temporiser mais de voir que l’adversaire fait de même pour ne pas libérer ladite case. Pendant trois tours. J’en rage encore. Ce qui me donne l’occasion, plusieurs fois dans la partie, de m'énerver contre mes camarades afin d'oublier que la pioche n'est pas toujours raccord avec mes envies. Ou sur moi-même, pour avoir mal prévu les associations que ma main de départ pouvait m’offrir. Il faut laisser le temps aux stratégies efficaces de pousser sur les arbres, qui ne cacheront pas la beauté de conception de la forêt.

Note 1 : L’auteur tient à remercier David Robert pour pas mal de choses, mais en l’occurrence pour lui avoir permis l’accès à une boîte d’Everdell.