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Genre : jeu de cartes à collectionner
Créateurs / Éditeur : Force of Will Co., Ltd
Illustrateurs : collectif
Nombre de joueurs : 2
Durée : 30 à 50 minutes
Complexité : complexe
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 3,50 € le booster, 120 € le Display, 17 € le deck préconstruit
Jeff a commencé par me dire que Force of Will, c’est grosso modo 80 % des règles de Magic. Pour lui, ce n’est du coup pas un hasard si la majorité des joueurs sont des habitués des jeux de cartes à collectionner, le plus souvent lassés de leur jeu jadis fétiche. Là où FoW se démarque de son illustre aîné, c’est une fois de plus sur sa façon de générer des ressources. Chaque joueur dispose en effet de deux decks, l’un étant intégralement consacré à la génération des précieux Points de Volonté quand l’autre contient les actions de jeu à proprement parler. Une démarche différente de celle entamée par Flesh and Blood, mais qui la rejoint dans son obstination à sortir du carcan d’un hasard trop pénalisant. « Moi ça m’énerve d’avoir trop ou pas assez de mana à Magic. Tu te fais troller à cause de ta main. Sur FoW, tu exploites à fond la mécanique de ton deck », m’a ainsi affirmé Jeff.
© Force of Will Co., Ltd
© Force of Will Co., Ltd

Force of Weeb.

Au-delà de son système de jeu, ce qui attire dans FoW, c’est aussi et surtout le design des cartes et le scénario qui les entoure. Les dessins étant réalisés par des illustrateurs japonais, on retrouve une composante manga très forte et totalement assumée. D’autre part, la thématique globale est fortement inspirée des contes et légendes du monde entier. Parmi les Rulers (les héros du jeu), on peut ainsi aussi bien rencontrer Alice, le chat de Schrödinger, Grimm ou encore Nyarlathotep. L’histoire de ces personnages est toutefois largement réinventée dans un merveilleux gloubi-boulga scénaristique dont seuls les mangakas ont le secret.

Enfin, le dernier point fort du jeu tient dans son prix : FoW n’est pas cher. Contrairement aux cadors du milieu, le prix des cartes se compte généralement en centimes. « Quelques boutiques ont tenté de vendre des cartes à l’unité, elles ont vite arrêté, ce n’était pas rentable », analyse Jeff. Il m’a aussi parlé de la communauté mature (moyenne d’âge de 25-30 ans), restreinte (environ 500 joueurs en France) et bienveillante, ou encore de l’attrait pour les championnats du monde (voyage tous frais payés si vous vous qualifiez). J’ai hélas dû couper Jeff dans son élan, avant qu’il ne fasse exploser le compteur de signes. Mais rien qu’avec ça, il m’a donné sacrément envie le bougre. Il est fort, Jeff, très fort.