Createurs: Clem et Yann
Editeur: Devil Pig Games
Nb joueurs: pour 2 à 4 joueurs
Prix: 50 euros
Editeur: Devil Pig Games
Nb joueurs: pour 2 à 4 joueurs
Prix: 50 euros
Guy Moquette
le 29 juillet 2019
| Modifié le le 5 mai 2021
Les wargames avec des figurines c'est bien, mais on se sent très vite débordé. Il faut mesurer les distances de tir avec des réglettes, les figurines sont souvent à peindre et on s'en fout plein les doigts... Pas vraiment le genre de jeu qu'on sort quand on a trois invités à la maison, dont un qui vomit sa vodka dans la caisse du chat. Fort de ce constat, Heroes of Normandie se positionne donc comme un jeu où des jetons remplacent les figurines et dont la boîte de base est curieusement dépourvue de rangements, ce qui imposera l'utilisation de sacs congélation pour ranger « proprement » son merdier.
Au départ, deux joueurs se montent une armée, soit en suivant celles imposées par l'utilisation d'un scénario, soit en sélectionnant les troupes avec un système de points. De là, chacun dépose ses unités dans sa zone de départ et, première différence avec l'immense majorité des wargames, le titre des cochons de Paris se joue avec un terrain plein de cases. Un bon point pour la fluidité, largement aidé d'ailleurs par le fait que toutes les statistiques des soldats, véhicules et héros sont indiquées directement sur leurs jetons. Mais ce qui rend Heroes of Normandie si différent, c'est surtout son système d'initiative malin comme un singe défoncé au crack, puisque les joueurs doivent choisir secrètement les unités qu'ils activeront dans le tour, en posant face cachée des pions en bois qui indiqueront leur ordre d'initiative. Est-ce que le gros Panzer va sortir du sous-bois pour dégommer mon nid de mitrailleuses ? À moins que mon escouade antichar ne fasse son job avant ? En somme, ce titre est un excellent mélange de bluff et de tactique, facile à comprendre mais doté d'une très grande profondeur de jeu, surtout quand les cartes d'action piochées à chaque tour s'en mêlent pour nous proposer des interruptions, des bonus et autres supports aériens.
Enfin, ce qui achèvera de convaincre les plus réticents est à n'en pas douter la direction artistique impeccable qui sans se prendre au sérieux, reste parfaitement cohérente. Ici, les héros de guerre sont des célébrités au rabais comme un « Clint » qui n'a rien d'un Eastwood. Et que ceux qui ne peuvent pas approcher un jeu qui dépeint la Seconde Guerre mondiale sans avoir des boutons se rassurent : Devil Pig Games a déjà dans ses cartons une version médiévale qui devrait être complétée par une variante fantastique.
Au départ, deux joueurs se montent une armée, soit en suivant celles imposées par l'utilisation d'un scénario, soit en sélectionnant les troupes avec un système de points. De là, chacun dépose ses unités dans sa zone de départ et, première différence avec l'immense majorité des wargames, le titre des cochons de Paris se joue avec un terrain plein de cases. Un bon point pour la fluidité, largement aidé d'ailleurs par le fait que toutes les statistiques des soldats, véhicules et héros sont indiquées directement sur leurs jetons. Mais ce qui rend Heroes of Normandie si différent, c'est surtout son système d'initiative malin comme un singe défoncé au crack, puisque les joueurs doivent choisir secrètement les unités qu'ils activeront dans le tour, en posant face cachée des pions en bois qui indiqueront leur ordre d'initiative. Est-ce que le gros Panzer va sortir du sous-bois pour dégommer mon nid de mitrailleuses ? À moins que mon escouade antichar ne fasse son job avant ? En somme, ce titre est un excellent mélange de bluff et de tactique, facile à comprendre mais doté d'une très grande profondeur de jeu, surtout quand les cartes d'action piochées à chaque tour s'en mêlent pour nous proposer des interruptions, des bonus et autres supports aériens.
Enfin, ce qui achèvera de convaincre les plus réticents est à n'en pas douter la direction artistique impeccable qui sans se prendre au sérieux, reste parfaitement cohérente. Ici, les héros de guerre sont des célébrités au rabais comme un « Clint » qui n'a rien d'un Eastwood. Et que ceux qui ne peuvent pas approcher un jeu qui dépeint la Seconde Guerre mondiale sans avoir des boutons se rassurent : Devil Pig Games a déjà dans ses cartons une version médiévale qui devrait être complétée par une variante fantastique.