Createurs: François Gandon
Editeur: Days of Wonder
Nb joueurs: pour 2 à 4 joueurs (optimal à 4)
Prix: 45 euros
Editeur: Days of Wonder
Nb joueurs: pour 2 à 4 joueurs (optimal à 4)
Prix: 45 euros
Guy Moquette
le 29 juillet 2019
| Modifié le le 5 mai 2021
Vous gardez des souvenirs émus de Sim City ? Vous avez envie de bâtir une jolie petite ville, en plaçant ici un parc pour chienchiens parce que la verdure, c’est mignon, et dans ce coin-là de cossues petites résidences proprettes ? Non mais vous vous croyez où, là ? Chez les Bisounours ? Oubliez vos aspirations prétentieuses d’architecte paysagiste idéaliste, Quadropolis fait dans l’urbanisme pragmatique. Sans aller jusque dans la gestion des pots-de-vin pour l’attribution des marchés publics ou le détournement de fonds alloués à la construction de crèches – ça va, on n’est pas non plus dans Levallois-Perret Simulator, on se calme –, il conviendra néanmoins de rationaliser l’acquisition et le placement des bâtiments dans votre petite ville. Au cours de quatre manches comptant chacune quatre rounds, vous placerez tour à tour vos quatre architectes (ça fait beaucoup de quatre, ça, dites donc, y aurait-il un lien avec le nom du jeu ?) sur le plateau central pour en acquérir l’une des tuiles et la placer sur votre ville.
L’objectif ? Optimiser l’agencement de ces bâtiments afin d’inscrire un maximum de points de victoire et se faire mousser à l’occasion de la prochaine AG du conseil départemental. Ainsi, les tuiles d’habitations génèrent des points en s’empilant, la valeur des ports gonfle quand ils s’accolent les uns aux autres, les espaces verts deviennent intéressants quand ils sont adjacents à des habitations, les industries gagnent à se coller aux zones commerciales… Non, môssieur, non mêdême : on ne fait pas dans le beau ni dans le gracieux, on fait dans le rentable. Je vous ai parlé des ressources ? Les habitations qui génèrent des travailleurs, qui eux-mêmes font tourner les usines et servent de consommateurs dans les boutiques, les usines qui produisent l’énergie nécessaire pour activer certaines tuiles ? Et de leur surproduction qui les transforme respectivement en chômeurs et en pollution plombant le score final ? Eh bien voilà, c’est fait. Avec son exigence de planification et d’optimisation, Quadropolis est certes un peu corsé pour un premier jeu, mais parfait pour commencer à se frotter à des mécaniques plus profondes.
L’objectif ? Optimiser l’agencement de ces bâtiments afin d’inscrire un maximum de points de victoire et se faire mousser à l’occasion de la prochaine AG du conseil départemental. Ainsi, les tuiles d’habitations génèrent des points en s’empilant, la valeur des ports gonfle quand ils s’accolent les uns aux autres, les espaces verts deviennent intéressants quand ils sont adjacents à des habitations, les industries gagnent à se coller aux zones commerciales… Non, môssieur, non mêdême : on ne fait pas dans le beau ni dans le gracieux, on fait dans le rentable. Je vous ai parlé des ressources ? Les habitations qui génèrent des travailleurs, qui eux-mêmes font tourner les usines et servent de consommateurs dans les boutiques, les usines qui produisent l’énergie nécessaire pour activer certaines tuiles ? Et de leur surproduction qui les transforme respectivement en chômeurs et en pollution plombant le score final ? Eh bien voilà, c’est fait. Avec son exigence de planification et d’optimisation, Quadropolis est certes un peu corsé pour un premier jeu, mais parfait pour commencer à se frotter à des mécaniques plus profondes.