image
image
image
image
image
Genre : plis
Créateurs : Team Kaedama
Illustrateurs : Albertine Ralentin, Le Grümph
Éditeur : Bravelion
Nombre de joueurs : 3 à 5
Nombre de joueurs optimal : 4 à 5
Durée : 20/30 minutes
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table basse
Prix : 15 €
Inspiré d’un univers de jeu de rôle et de roman nommé Wastburg, Révolte ! se présente comme le jeu de cartes auquel jouent les habitants de la ville pour se détendre après le travail. Jeu de taverne, jeu de pli, on reste dans la cohérence. Jouer à se révolter avec des cartes pour ne pas risquer d’énerver les gardes en faisant ça dans la rue, au risque de la bavure (chez nous, les pigistes, on dit faute de frappe), c’est malheureusement très logique aussi. On se retrouve du coup avec un jeu basé sur quatre couleurs, dont trois comportent des cartes numérotées. Dans un pli, toujours, celui qui a joué le plus petit jaune gagne une pièce, le plus grand violet gagne un blason. Faire le pli représente également un blason, soit un point. On peut couper avec une carte bleue « gardoche » si on paye une pièce pour la transformer en atout. Enfin, les citoyens peuvent être utilisés n’importe quand : ils ne font rien dans le pli, sauf s’ils sont assez nombreux pour déclencher une révolte et l’annuler complètement.
* C’est comme ça qu’on appelle le document qui indique où sera placé quoi dans le magazine. Comme quoi, ma carrière qui a débuté à la SNCF et se poursuit actuellement ici a un fil directeur. Que je n’arrive pas à faire entendre à France Travail, mais tout de même. Et Les Aventuriers du Rail, on en parle ?
Photos : Unt Margaria

Rebelle et rebelote

On a l’habitude avec la team Kaedama : Révolte ! donne dans le précis, dans le pensé, de la belle ouvrage artisanale. La rédaction de la règle n’aide pas, mais quand on finit par comprendre, on se rend compte du potentiel. Les citoyens sont autant d’excuses (de tarot, hein. C’est quoi ce sous-entendu de droite ?) pour ne pas se mêler d’un pli où l’on ne gagnera rien. Couper demande un brin de préparation, mais surtout on a une idée du potentiel de nuisance des adversaires avec leur nombre de pièces. La notion de révolte modélise le fait que les citoyens s’en sortent plus facilement si les autres couches de la population ne sont pas trop unies… À ceci près que dans une partie à trois, ça ne se voit pas du tout. Avec tout ça, Révolte ! est bien, mais un peu propret. Il sort sans doute trop tard dans l’afflux des jeux de même type pour être plus que le pli auquel on a l’habitude.

Photos : Unt Margaria