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Genre : gestion de ressources
Créateur : Florian Fay
Illustrateurs : Vaiana Hinault, David Sitbon
Éditeur : Sorry We Are French
Nombre de joueurs : 2-4
Nombre de joueurs optimal : 2-4
Durée : 40 minutes
Complexité : moyenne
Surface de jeu recommandée : table de salon
Sortie : 27/09/2024
Prix : 35 €
On va donc commencer par la conclusion : ce jeu est bon, facile à expliquer, accessible à toute la famille, et il se paie le luxe de respecter l’histoire dont il s’inspire. Globalement, c’est de la gestion de ressources avec un gros twist. À chaque manche, un joueur jette un certain nombre de cubes représentant diverses matières dans une tour. Celle-ci a été fabriquée de telle sorte que tout ce qui rentre n’en sort pas forcément. Et rien que pour cette idée rigolote comme tout, le jeu vaut le coup. Les plus grognons pesteront contre cette petite part de hasard, mais elle n’est pas envahissante, générant tout juste ce qu’il faut de frustration.

Pechblende, aussi appelée uraninite, pechurane ou uranochre

Dans l’idée, on joue des assistants de Marie Curie qui trifouillent le pechblende à la recherche d’uranium et de radium. Heureusement, nul besoin de trier 400 tonnes de ce minerai pour récolter un gramme de substance radioactive*. Pour autant, c’est bien cette impression qu’on retrouve via cette petite part d’aléatoire savamment distillée. Pour le reste, c’est du très classique, avec de la conversion d’éléments, des points de victoire à glaner çà et là, des activités à collectionner pour obtenir diverses récompenses, et de menus objectifs à remplir.

C’est convenu, mais ça marche super bien. Il y a ce qu'il faut de tension, entretenue par le fait que les scores à l’issue de la partie ne sont pas très élevés – comptez une dizaine de points en moyenne – rendant chacun d’entre eux presque inestimable. Et puis c’est joliment illustré, avec une iconographie assez claire, les parties sont assez courtes pour ne pas générer de lassitude... Il y a même un appendice retraçant les grandes étapes de la vie de Marie Curie et de ses découvertes. Bref, je suis content d’avoir mis ma troisième main dessus. Bon, maintenant qui me prête un compteur Geiger ?

* Historique.

Images © Sorry We Are French