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Jeu: Teotihuacan, la cité des Dieux
Genre: gestion, placement d’ouvriers
Createurs: Daniele Tascini, David Turczi
Editeur: NSKNGames
Nb joueurs: de un à quatre
Duree: 2 à 3 heures
Difficulte: difficile
Prix: 50 €
Sortie prevue: déjà disponible
Il y a les soirées soda/jeu d’ambiance, et puis il y a les soirées grands crus. Ça ne change pas forcément le contenu des verres : avec Teotihuacan, ce sont les neurones et les pyramides qui prennent quelques degrés, sous le soleil d’Amérique du Sud. Il s’agit d’être bien vu des Dieux en leur érigeant les plus beaux monuments. Pour le sacrifice humain, on s’arrangera avec le perdant. Sauf que souvent, avec ce genre de gros jeu de gestion, le gagnant de la première partie est et sera toujours le jeu, qu’on a pourtant cru pouvoir soumettre à sa volonté avant d’échouer totalement face à sa surpuissance. Une vraie divinité maléfique.

Le Dieu est le pire ami de l’homme.

Le but est de réussir à coordonner ses ouvriers en forme de dés. Pour ce faire, j’ai le droit d’en déplacer un par tour. Le lieu d’arrivée détermine l’action, le nombre de mes dés présents sur le plateau et leurs valeurs, sa puissance. J’essaie donc de garder les ouvriers groupés, sauf que plus il y a de dés sur un plateau, plus ça coûte cher de s’y poser. Voilà pour le dilemme de base, premier d’une longue série. Et une première façon dont ces satanés autres m’embêtent, à coller leurs dés partout. En plus, certaines stratégies ne sont valables que si on est seul dessus, d’autres uniquement s’ils collaborent involontairement. Déjà qu’il fallait satisfaire des Dieux qui nous tombent sur la tête, si en plus il faut se préoccuper des joueurs… Le jeu de gestion est un art masochiste, et Teotihuacan une délicieuse chambre de torture.