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Créateurs : Brendan Conway, Mark Diaz Truman
Illustrateur : Kyle Ferrin
Éditeur : Matagot
Nombre de joueurs : 3 à 6
Complexité : accessible
Prix : 40 € le livre de base
Au milieu de ce tumulte, vous incarnez des Vagabonds, des sans-faction, des chasseurs de primes, des mercenaires qui prennent la forme d’animaux anthropomorphes. Tout d’abord, il faudra choisir votre livret de personnage (il y a neuf ébauches dans le livre de base) et l’agrémenter pour créer une cohésion avec les autres PJ – qui, d’ordinaire solitaires et aguerris, se retrouvent contraints de travailler ensemble. Jusqu’alors en bordure du conflit qui secoue la Forêt, vous allez devoir vous en mêler. Ceux qui ne connaissent pas encore cet univers risquent sans doute d’être un peu choqués quand leur adorable petit lapinou se fera empaler par un javelot ou torturer par les soldats de la Marquise (voire pire). Mais c’est le monde de Root : il ne faut pas se laisser berner par sa direction artistique et ses animaux mignons : on est en guerre, après tout.
© Kyle Ferrin / Matagot

Père Castor, raconte-nous une histoire.

Sur le papier, Roots est un jeu narratif qui tourne avec le « système Apocalypse » – ou PbtA  – pour gérer les « Manœuvres » (comprendre : les actions les plus audacieuses). Pour le reste, tout se concentre sur la narration, les actions un peu folles des joueurs et leurs conséquences. Vous allez plus ou moins vous mettre tout le monde à dos : les oiseaux de la Dynastie de la Canopée, les envahisseurs sous les ordres de la Marquise de Chat, les résistants de l’Alliance de la Forêt, et même parfois le petit peuple, qui cherche avant tout à survivre comme il peut. Après il faut bien l’avouer, jouer un petit animal roublard dans un monde médiéval sans pitié, c’est un peu comme incarner Han Solo dans Star Wars : on a tous envie d’essayer. D'autant plus que la prise en main est simple, qu’on se sent assez libre de faire un peu ce qu'on veut et que l’expérience est aussi sympathique pour les joueurs que pour le MJ.