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Jeu: Close to the sun
Genre: horreur
Developpeur: Storm in a Teacup (Italie)
Editeur: Wired Productions
Plateformes dispo: PC Windows
Sortie prevue: mai 2019
Si j'explique tout ça, vous vous en doutez, c'est sans doute parce que Close to the sun, que nous avons eu l'occasion de tester pendant une petite heure dans un bar parisien, appartient à cette catégorie des jeux. Eh bien pas du tout : Close to the sun, pour schématiser, c'est Soma dans l'univers de BioShock, c'est-à-dire un jeu d'horreur à la première personne dans une uchronie de la fin du XIXe siècle. D'ailleurs, Storm in a Teacup, l'équipe italienne qui développe le projet, ne cache absolument pas ses influences, c'est même écrit dans la présentation donnée aux journalistes – et le grand poster BioShock dans le bar, juste derrière le développeur principal qui nous parle de son jeu, n'aide pas à l'oublier, même s'il s'agit d'un concours de circonstances. Toujours est-il qu'effectivement, manette en main, Close to the sun évoque énormément BioShock, avec son esthétique art déco en milieu claustrophobique, dans une espèce de bateau-utopie où, visiblement, tout est parti en sucette. Concrètement, la démo nous plaçait dans la peau de Rose, une journaliste ayant reçu un message de sa sœur, scientifique à bord de l'Hélios, un immense paquebot conçu par Nikola Tesla pour réaliser des expériences loin des yeux cupides de Thomas Edison. Après avoir accosté sur le bateau, vous vous rendez vite compte que rien n'a vraiment l'air de se passer comme prévu : personne pour vous accueillir, à part quelques ombres qui fuient dès que vous vous approchez, des coupures de courant un peu partout et, çà et là, quelques indices permettant de penser que la cité idéale de Nikola Tesla a sombré dans la paranoïa et la chasse aux sorcières.

Tesla, oui.

Comme dans Soma, et contrairement à BioShock, il ne sera pas question de combattre dans Close to the Sun, mais de fuir, beaucoup, souvent. Si la première partie de la démo était relativement calme, hormis quelques jumpscares, la deuxième partie, située à peu près à la moitié du jeu, nous demandait d'éviter les assauts d'un type armé d'un couteau. En parallèle, Rose continuait d'enquêter sur les travaux de sa sœur et de communiquer avec elle via une sorte de talkie-walkie, sur fond de grosses perturbations du continuum espace-temps (« Rose ? Mais qu'est-ce que tu fais-là ? Je ne t'ai jamais envoyé de message. Ça doit être le moi d'une autre époque, je t'expliquerai. Pour l'instant, il faut que tu retrouves mes recherches. »). Pour l'instant, on dira que la réalisation du jeu est assez chouette sur le plan artistique, mais pas démentielle sur le plan technique, que le gameplay fonctionne mais qu'il ne propose rien d'original. Restent donc le scénario et l'ambiance, plutôt convaincants d'après ce que nous avons pu voir, afin de savoir si Close to the Sun parviendra à se hisser à la hauteur des géants qu'il prend pour modèles.