Développeur : Epic Banana Games (États-Unis)
Éditeur : Epic Banana Games
Plateforme : Windows
Date de sortie : 2024 ou 2025
Pendant qu’on se lamente du déclin des jeux d’infiltration et du coma de Deus Ex, un Californien tout seul développe un simulateur de missions d’infiltration cyberpunk, sans même se soucier de nous prévenir. Un e-mail incendiaire de notre part et une implacable demande d’interview portée par huissier l’ont vite remis dans le droit chemin.
J’aime quand implant se déroule sans accroc.
« Avec Datajack 2020, mon objectif est de me rapprocher de ma vision initiale, nous explique Ryan Foltz, le Californien qui bosse tout seul sur ce projet. La moitié de cette vision, c’est une simulation réaliste de cambriolage, où l’on tente de déterminer comment passer les gardes, les points de contrôle, les verrous électroniques, les alarmes, les capteurs et les caméras. L’autre moitié, c’est un genre de William Gibson qui aurait croisé l’ultraviolence de Judge Dredd, avec des armes aux dimensions absurdes. »Deux questions à Ryan Foltz, créateur des Datajack
Canard PC : Quelles sont vos sources d’inspiration pour les Datajack ?
Ryan Foltz : Le Shadowrun de la Super NES, celui de la Megadrive, Syndicate, Deus Ex et Myth. J'avais lu un article sur Shadowrun dans le magazine Nintendo Power et j'ai passé du temps à imaginer le genre de jeu que ça pourrait donner. Bien sûr, lorsque j'ai finalement pu y jouer il n'a pas répondu à mes attentes, et ça m'a donné envie de créer moi-même ce jeu afin de pouvoir y jouer.
Est-ce qu’il y aura besoin de planifier soigneusement notre approche de chaque mission dans Datajack 2020 ?
Je fais tout pour que la planification ait une large place dans le jeu, mais je ne veux pas l'imposer à un joueur qui s’en ficherait. Du coup, la phase de préparation permet de choisir son matériel, d’opter entre différentes tactiques (acheter un déguisement ou un faux badge), d’étudier la carte, de sélectionner un point d’insertion – par exemple, avec un hélicoptère, peut-être qu’on peut démarrer sur le toit. Mais je suis conscient aussi que les joueurs ne s’intéressent pas forcément à ça et veulent souvent juste se plonger dans l’action.
Je me suis toujours beaucoup inspiré des films d'action des années 1990, comme Mission : Impossible ou Ronin. J'aimerais qu'on puisse passer énormément de temps à chercher la bonne façon d’effectuer un casse, mais je ne pense pas que cela se traduirait par un jeu auquel beaucoup de gens voudraient jouer. Même si personnellement j'adorais les premiers jeux Rainbow Six, avec leurs tactiques et leurs équipements réalistes, où l'on pouvait passer plus de temps à planifier qu'à jouer. Je voudrais conserver un peu de ça dans Datajack 2020.