livres-cinema.info


C'est le genre de pépite inespérée qu'on trouve un jour par accident en s'étranglant de ne pas l'avoir connue avant. Un site internet, né un 4 juillet en 2014, qui référence tous les livres français existants ou à paraître en matière de cinéma, et qui a le bon goût d'aller à l'essentiel. Chaque ouvrage a sa fiche technique précisant son résumé, ses caractéristiques utiles, ainsi que des liens pour l'acheter ou espérer encore le trouver pour les pièces rares... Plus complet, efficace et moins erratique que n'importe quel site de vente ou bibliothèque, voire les catalogues éditeurs. Vous voulez savoir en un instant combien de L'Avant-scène cinéma sont sortis ? s'il existe des ouvrages sur vos films préférés ? si Bébel a plus d'entrées qu'Alain, et de loin ? ou bien si vous avez vraiment tout lu au sujet de votre réalisateur favori ? Ne cherchez plus, tout est là.

Et si je vous parle aujourd'hui de ce merveilleux site pour cinéphiles qui aiment aller au-delà des films par la lecture, c'est surtout parce que son auteur – programmeur, et unique à bord, bravo – vient de lancer la version qui contiendra à terme l'ensemble des livres de cinéma anglais existants : cinemabooks.info. Ce qui implique des milliers d'ouvrages en plus sur tout et n'importe quel sujet lié au 7e art, et je n'ose imaginer les recherches et le temps que tout cela a demandé : trop, a répondu son programme « sur-mesure » chargé de lui simplifier la tâche pour référencer au final plus de 24 000 livres en français et 13 000 en anglais. Et avec ça je n'ose non plus imaginer le nombre de livres à lire que vous aurez encore « en retard », ne serait-ce que dans votre tsundoku imaginaire. – Sonia

La plus grande base de données française de livres sur le cinéma, gratuite et sans pub (rémunérée sur les liens d'achat).

La Vertu des Gemstone


Notre beau pays a, pour l'instant, été épargné par ces escrocs de la religion que sont les télévangélistes américains, qui sévissent à la tête de leur megachurch en siphonnant l'argent de fidèles lobotomisés. Alors c'est intéressant d'avoir une bonne série qui se déroule dans ce milieu dégueulasse. Ici, pas de héros : tous les personnages sont abjects, depuis le fondateur du culte (John Goodman, royal comme d'habitude) jusqu'à ses trois enfants cupides, lâches, méchants et son frère complétement taré (Walton Goggins, dont on ne se lassera jamais). La Vertu des Gemstone est à la fois une très bonne comédie trash, avec des dialogues merveilleusement vulgaires (les tirades de Judy Gemstone vous feront tomber du fauteuil), et un portrait de l'Amérique profonde, celle qui vote qui-vous-savez et qui n'a besoin que d'une Bible, d'un flingue et d'une maison de 600 m² avec un Cybertruck dans le garage pour être heureuse. Il n'y a personne à aimer dans cette série, et c'est ce qui en fait tout le charme. – ackboo

Une série de Danny McBride, quatre saisons disponibles sur HBO, Canal+ et Max.

Nekomata Okayu 2nd Live « Personya Respect »


Certains d’entre vous se souviennent peut-être de la chanson « C’est certain » du mini-jeu « Fan Club » de Rhythm Paradise (DS, 2009). Au cours de cette séquence délicieuse, une jeune starlette sous le feu des projecteurs multicolores entonne un tube d’amour acidulé. Le joueur contrôle un des nombreux chimpanzés qui composent le public et doit réagir de manière convenable à la gestuelle qu’impose la chanson, comme, mettons, scander « Hey ! Hey ! Hey ! » après qu’elle a chanté « Je t’aime, je t’aime, je t’aime ! ».

Sauf que cette fois, le chimpanzé, c’est moi. Le 28 mai dernier, j’étais au Pia Arena MM de Yokohama pour assister au concert de Nekomata Okayu à l’occasion de la sortie de son deuxième album, Personya Respect. L’artiste japonaise, une Vtubeuse (comprendre : une streameuse qui, plutôt que de se filmer directement, utilise un avatar au style manga caractéristique) est une catgirl au pelage violet. Me voilà donc, au milieu de 12 000 spectateurs aux gestes parfaitement coordonnés et armés de bâtons lumineux, à observer cet hologramme chanter et se déhancher sur du pop-rock industriel. À un moment, elle fait monter sur scène ses potes la renarde, la chienne et la louve avec qui elle interprète deux morceaux. Des mascottes aux allures de matous passent dans la fosse pour danser et distribuer des t-shirts. Enfin, avant l’inéluctable rappel, Okayu finit sur ma chanson favorite de son répertoire. Elle a peut-être neuf vies, mais moi, j’en ai qu’une et c’est ainsi que j’ai décidé de la mener. – Kocobé

Un concert incroyable à vivre, mais dont le streaming payant ne vaut peut-être pas les 40 euros demandés (2025, 2 h 10 environ).