(Sous les projos) Fortnite.

Presque quarante heures après que le jeu a été aspiré dans un trou noir (on vous en parlait dans les news), Fortnite est soudain revenu à la vie le 14 octobre. Avec un nouveau titre : Fortnite chapitre 2.

Après 11 saisons sur une carte qui commençait à ressembler au monstre de Frankenstein tant elle avait été modifiée, le battle royale Fortnite avait bien besoin d'une remise à zéro. Voilà pourquoi son chapitre 2, une sorte de mise à jour 2.0 si vous préférez, a remplacé l'ancien terrain de jeu par un tout nouveau décor à explorer avec des villes, marais, rivières et falaises inédites. Cela aurait suffi à contenter la communauté, mais non, Epic a aussi introduit tout un tas de nouvelles mécaniques : la pêche, la nage, la faculté de porter les alliés blessés, le pilotage de bateaux, les barils explosifs, l'amélioration d'armes en pleine partie, les poubelles ou meules de foin qui servent de cachettes et un étrange bazooka à bandages qui permet de soigner toute une équipe d'un seul coup. De quoi renouveler l'intérêt du jeu tout en améliorant les points sur lesquels il était franchement à la ramasse : sans déconner, jusqu'ici on ne pouvait même pas nager ?!

Apex Legends.

Pour sa troisième saison, Apex Legends s'est offert un nouveau terrain de jeu. Celui d'origine, Kings Canyon, reste disponible mais depuis fin septembre il est aussi possible de jouer sur World's Edge, un environnement très rouennais où des rivières de lave côtoient des pentes enneigées. Même si la carte a été manifestement pensée pour les snipers (elle est très ouverte), elle dispose d'un atout qui ravira tous les types de joueurs : un train. On ne sait pas trop à quoi il sert, mais on peut sauter dedans, le parcourir et y trouver du matos pendant qu'il suit son circuit – il ne m'en faut pas plus. Sinon, Apex s'est aussi doté d'un nouveau perso dénommé Crypto. Plutôt adapté à un rôle de soutien, Crypto peut déployer un drone qui repère automatiquement les ennemis et fonctionne comme une caméra mobile, ce qui est assez précieux dans un jeu où les infos sur la position des ennemis sont vitales. Dommage tout de même : avec un nom pareil, j'aurais plutôt vu Crypto distraire les ennemis en tentant de leur vendre des Bitcoins.

(En Chantier) Deep Rock Galactic.

Comme nous l'annoncions dans le dernier numéro de Canard PC, Deep Rock Galactic a bien vu arriver les deep dives, des séries de trois missions pensées pour les vétérans de chez vétérans, sans que la santé ni les munitions se restaurent à chaque début de partie. Sauf que cette mise à jour 25 contenait aussi une quantité colossale de changements : de nouvelles améliorations pour les armes (dégâts radioactifs avec le lance-grenades et stalactites pointus avec le flingue à glace, par exemple), mais aussi un système de lancer d'objets ainsi qu'un nouveau concept de caisses à dénicher pendant les parties afin de trouver des skins et d'autres trucs cosmétiques dont on se fout pas mal. Et puis il y a ma nouveauté préférée : un moteur physique pour les barbes, qui se balanceront désormais au vent comme dans une pub L'Oréal.

(En Chantier) Factorio.

Soyons francs : les occasions de parler de Factorio ici sont tellement rares que j'aurais sauté sur la mise à jour 0.17 même si elle avait contenu un truc infinitésimal, comme la patience de Kahn Lusth. Mais voilà, il se trouve que ce patch rajoute quelque chose qui manquait cruellement à ce jeu de gestion ultra complexe : un didacticiel, qui prend la forme d'une mission simpliste et accessible afin d'éviter que les nouveaux joueurs n'appuient un peu trop vite sur ALT et F4 quand on leur demande de relier 315 usines à 728 sources d'énergie. De leur côté, les vétérans n'ont pas été oubliés puisqu'un nouvel éditeur de cartes a fait son apparition et que les ennemis – moches – ont bénéficié d'un peu de chirurgie esthétique qui les améliore grandement. Voilà, on a fait le tour, mais j'espère pouvoir reparler de Factorio bientôt : les développeurs bossent en ce moment sur la campagne solo et ils ont l'air d'avancer à grands pas. Oui, comme le perso du Seigneur des Anneaux.

Pathway.

Au mois d'avril, la sortie de Pathway a été une immense déception. Ce jeu d'aventure à l'ambiance extraordinaire, sorte de XCOM en moins complexe et à la sauce Indiana Jones, était en fait passablement raté – tuer des nazis dans le désert se révélait vite répétitif et fastidieux. Heureusement, six mois de patchs sont passés par là. Grâce à eux, Pathway a beaucoup gagné en ergonomie et en confort de jeu, avec plein de nouvelles options pour, par exemple, accélérer le tour des ennemis. De plus, le jeu a vu arriver une plâtrée de nouveaux événements aléatoires, arbres de compétences et pouvoirs spéciaux. Tout ce contenu inédit s'insère dans une volonté de rééquilibrage total du jeu, dont beaucoup de systèmes ont été revus et corrigés, y compris l'armure ou les options de difficulté, qui permettent de profiter juste de l'atmosphère du jeu en pulvérisant les adversaires à vue. Une chance, d'ailleurs, parce que malgré toutes ces nouveautés, Pathway n'a pas vraiment réglé ses soucis de combats simplistes et répétitifs. Allez, on refait le point dans six mois.

Battlefield V.

La très populaire carte Opération Métro de Battlefield 3 vient de faire son grand retour dans Battlefield 5. Problème : parce qu'elle n'est composée que de couloirs où les joueurs s'entassent, elle ne doit sa popularité qu'à sa facilité à générer des points d'expérience, vu qu'une grenade y suffit à dégommer douze types. Bravo les veaux.

(En Chantier) Mashinky.

Ce chouette jeu de gestion de transports inspiré d'openTTD m'avait conquis il y a deux ans, mais il avait tendance à vite tourner en rond car il ne proposait que de s'occuper de lignes de chemin de fer. Or, depuis début octobre, le transport routier y a fait une apparition remarquée, qui change le jeu en profondeur. Comme quoi, la patience, ça paye.

Orwell : Keeping an Eye On You.

En 2016, on avait adoré enquêter sur les citoyens d'une société dystopique dans Orwell (9/10 dans Canard PC n° 350). Hélas, le jeu, quasi entièrement textuel, n'était disponible qu'en anglais. Depuis renommé Orwell : Keeping an Eye On You, il vient de se doter d'une traduction française qui vous rend contractuellement obligé d'y jouer.

Playerunknown's Battlegrounds.

Après le grand lifting facial d'Erangel cet été, c'est au tour de la carte désertique de PUBG d'avoir droit à une bonne dose de chirurgie esthétique. La nouvelle Miramar est plus belle, a de nouveaux endroits à découvrir et garantit le retour de l'être aimé, sauf si cet être est ackboo, car son cœur appartient à la mer, c'est un homme libre et sauvage.

(En Chantier) Hell Let Loose.

Un nouveau mode de jeu est disponible dans Hell Let Loose, le plus beau des shooters tactiques sauce 39-45 : « offensive », un type de partie centré sur la défense. Plutôt convenu, sauf qu'une nouvelle carte pensée pour ce mode de jeu est apparue et qu'elle porte le nom alléchant de Omaha Beach, avec les superbes décors adéquats.

Rust.

Décidément concentrés sur l'urgent et le nécessaire, les développeurs de Rust ont passé une bonne partie du mois à implémenter une armure pour chevaux. Ah, et ils ont donné au jeu un vrai écran de mort, aussi. Est-ce que ça suffira à vous remettre à Rust ? Ben non, en fait, je sais même pas pourquoi je pose la question.