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Jeu: Citystate
Genre: gestion, city-builder
Developpeur: Andy Sztark (Philippines)
Editeur: Andy Sztark
Plateformes dispo: PC Windows, Mac
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 255 Mo
Prix: 14 €
Drm: Steam
Date de sortie: 22/02/2018
Si Citystate me faisait de l’œil, c’était d’abord grâce à ses graphismes. Quand de tristes sires prennent leur pied en construisant des cités dans la neige (Frostpunk) ou la grisaille (Banished), je préfère bâtir des mégapoles sous les tropiques, au bord d’une eau turquoise. Et justement, tant qu’on ne zoome pas sur ses décors (qui deviennent vite flous de façon insupportable), Citystate est un plaisir pour les yeux, avec ses gratte-ciel détaillés et ses autoroutes immaculées qui jouxtent des jungles luxuriantes. Le mage niveau 23 est plus puissant que le guerrier elfe, mais... Non, excusez-moi, ackboo passait derrière mon bureau et je donnais le change en parlant de jeux de rôle, ça le fait fuir. Si je vous parle de la beauté de ses décors, c’est parce que Citystate propose moins de trucs à cliquer que les autres city-builders ; il est donc plutôt contemplatif. Pas de plomberie, pas de gestion du réseau électrique ou des transports en commun : la planification urbaine se limite à poser des zones résidentielles ou commerciales, de plus ou moins grande densité, au bord d’autoroutes qu’on sème par paquets de dix.

Le mage niveau 23 est plus puissant que le guerrier elfe.

Trotski hors-piste.

Cette construction de ville simplifiée à l’extrême aurait pu donner un jeu facile si Citystate n’accordait pas une si grande place à la politique. En prenant des décisions sur des sujets variés et en réglant les impôts comme on le souhaite, on transforme vite la ville en paradis communiste ou en jardin d’Eden capitaliste. Selon nos choix, on aura donc une élite nombreuse, qui habite de splendides gratte-ciel au bord de bidonvilles patrouillés par des militaires, ou bien une société plus égalitaire, avec une immense classe moyenne et un secteur culturel florissant car soutenu par l’État. Malheureusement, on manque d'outils pour gérer précisément la ville et son économie. Les quelques leviers à notre disposition (impôts, politique migratoire, budget de l’éducation…) manquent de profondeur, mais aussi de clarté – il est même difficile de savoir si on lève un impôt correct ou abusif. Si bien qu'au bout de quelques petites heures, on sent déjà qu'on a fait le tour des possibilités offertes par Citystate. Un jeu qui permet de passer une après-midi agréable, en somme, mais qui ne valait pas le sentiment de culpabilité qui me ronge désormais à chaque fois que je croise ackboo.

Notre avis

Izual le 15 janvier 2020

| Modifié le le 12 juin 2021

Plutôt simpliste dans ses mécanismes de gestion et de construction de ville, Citystate aurait pu jouer la carte du city-builder rigolo et facile d'accès, d'autant qu'il bénéficie de décors superbes. Hélas, un volet politique et économique nébuleux dote le jeu d'une complexité artificielle dont on se serait bien passé, surtout qu'elle montre rapidement ses limites. De quoi occuper gaiement quelques heures, mais guère plus.