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Jeu: Shift Quantum
Genre: puzzle-platformer
Developpeur: Fishing Cactus (Belgique)
Editeur: Red Panda Interactive
Plateformes dispo: PC Windows, Playstation 4, Xbox One, Nintendo Switch
Plateforme test: PC Windows
Langues: français
Config: n’importe quel PC
Telechargement: 1 Go
Prix: 20 €
Drm: Steam
Date de sortie: 30/05/2018
Eh oui, vous y avez probablement joué, car Shift était l’un des jeux en Flash les plus populaires de l’époque : le premier était sorti en février 2008, suivi de Shift 2 en avril, Shift 3 en octobre et Shift 4 en mai 2009 (c’était un temps plus simple, tant que ça marchait les développeurs faisaient des suites et ne se demandaient pas s’il fallait faire un reboot gritty ou y ajouter un mode battle royale). Shift (j’explique pour les trois du fond qui préféraient travailler à l’époque plutôt que de passer la journée à glander sur des jeux Flash), c’est l’essence du puzzle-platformer 2D vu de côté : des niveaux condensés, tout en silhouettes, dont il faut trouver comment diable sortir. On peut sauter (bien sûr), déplacer des blocs (évidemment), tomber dans des trous et subir une fin atroce (bien entendu), mais on peut surtout, d’un solide coup de poing sur le sol, inverser tout le décor. On était un personnage noir marchant sur du sol noir sur un fond blanc, on passe à travers et on devient un personnage blanc marchant sur du sol blanc sur un fond noir, dans un monde complètement renversé. On progresse ainsi, paf un coup de poing, en alternant les deux côtés du monde, paf un coup de poing, petit à petit jusqu’à la, paf un coup de poing, sortie. Et puis on recommence au niveau suivant.

Shiftre oui !

Ça semble compliqué, en fait pas du tout, la progression est tout à fait naturelle (il y a quelques niveaux un peu laborieux, mais c’est peut-être parce que je ne suis pas toujours bien futé). Si le chemin à suivre n’est pas forcément évident au premier coup d’œil, on le trouve souvent assez vite à l’instinct, en essayant d’inverser le monde à un endroitNote : 1 ou un autre. Et puis bien sûr, dès que vous commencez à prendre le pli, à deviner où chaque niveau veut vous emmener, hop, le développeur rajoute un petit changement. Le plus retors : un bouton qui, une fois activé, change le sens du niveau (autrement dit : le sol devient un mur). Ça donne (métaphoriquement) le tournis. Il faut alors tout repenser, tout réimaginer, sinon on finit écrasé sous un bloc ou empalé sur des pieux. Ce qui, fatalement, m’est arrivé des centaines de fois, d’autant qu’une fois les niveaux officiels terminés, on peut se tourner vers ceux de la communauté (un éditeur de niveaux est fourni), qui à l’heure où j’écris ces lignes alternent les ultra faciles (comme sur les cartes « Press Forward »Note : 2 de Trackmania, il suffit de se laisser aller) et ceux qui donnent envie de se frapper la tête contre un mur à l’endroit puis à l’envers. Et ça alors que le jeu vient de sortir.

Note 1 : « Inverser à un endroit », je suis désolé mais j’étais obligé.
Note 2 : Des circuits souvent extrêmement complexes d’apparence, mais où, comme le nom l’indique, il suffit de n’appuyer que sur la touche Avant pour s’en tirer comme par magie.

Notre avis

Netsabes le 30 mai 2018

| Modifié le le 25 mai 2021

Au-delà de la douce saveur de la nostalgie, Shift Quantum reste un très bon jeu, qui parvient à renouveler suffisamment ses idées pour plaire aux vétérans de la série, tout en proposant aux nouveaux arrivants quelque chose qui, finalement, ne se fait plus tant que ça.