209 résultats pour "les configs de canard"

A Plague Tale : Innocence - Allez en peste

Dans la vie, il y a le Kahn Lusth de Canard PC qui découpe des jeux et dit tout le temps des gros mots. Celui-là déteste les gosses et préférerait se mettre un coup de machette dans les boules plutôt que d'engendrer une quelconque descendance. Mais il y a aussi le Kahn Lusth du privé, qui aime sincèrement la progéniture qu'il croise dans les cercles familiaux et amicaux. Deux êtres que tout oppose et qui, le temps d'un jeu, vont se donner la main.

Une raison supplémentaire d'acheter le jeu : dans quelques semaines, il s'enrichira d'une toute nouvelle campagne (gratuite) en mer de Chine, simulant un conflit moderne entre Pékin et la marine US.
Cold Waters - Le sonar et la manière

Dans « Alone in the rédac », un ou une journaliste de Canard PC teste ou reteste, seul contre tous, un jeu qui lui tient à cœur, malgré les quolibets de ses petits camarades.

Hunt : Showdown - Marais sur images

Début 2018, Hunt : Showdown avait fait forte impression à la rédaction de Canard PC. En y repensant, c'était sans doute parce que Kahn Lusth avait rendu tous ses boyaux dès sa première minute de jeu (une fabuleuse histoire, à redécouvrir dans le Canard PC n° 378). Depuis, Hunt : Showdown est passé sous les radars des joueurs et de la presse. Il a pris le temps de se perfectionner dans le confort de l'étiquette « accès anticipé », prometteur au point que ces six derniers mois je me suis forgé la conviction qu'on tenait peut-être là notre prochain 10/10. Ai-je eu le nez creux, ou bien suis-je en fin de compte doté d'un flair digne d'une courge pourrie macérée dans une flaque de boisson énergisante ? C'est l'heure de vérité.

Unworthy - 50 nuances des cris

J’ai compris que c’était un bizutage quand toute la rédaction de Canard PC a commencé à rigoler sous cape en me refilant, à moi l’incapable, le test d’Unworthy, un jeu réputé pour sa difficulté. Maintenant que je fanfaronne dans la rédaction, le jeu terminé, clamant à qui veut l’entendre : « Finalement, c’était un peu trop facile », je vois bien ce qui brille dans les yeux des autres rédacteurs. De la jalousie. Et du respect.

The Division 2 - NRA où tu voudras quand tu voudras

Et dire qu'il y a quelques semaines, pendant l'une des émissions de Canard PC, je regrettais que les jeux post-apocalyptiques n'aient plus de véritable propos politique. Depuis que j'ai joué à The Division 2, je me vois obligé de retirer ce que j'ai dit : parfois, s'abstenir d'avoir un propos, c'est bien aussi.

Escape from Tarkov est un jeu Unity qui ne ressemble pas du tout aux jeux Unity. Les performances restent correctes sur une bonne machine. Seul défaut : un antialiasing médiocre qui pique un peu les yeux.
Escape from Tarkov - Bons baisers de Russie

Début janvier, j'ai installé Escape from Tarkov. Puis je me suis connecté au serveur Mumble de Canard PC, sur le canal dédié au jeu, pour y trouver d'autres joueurs. Ils étaient déjà une dizaine à préparer leurs raids et à s'échanger infos et astuces. J'ai entendu une phrase qui ressemblait à peu à ça : « Dites les copains, j'ai acheté un fusil TZO-206 N variante 4 en canon scié avec balle chemisée métal et un chargeur XT-39 pour du 5,56, vous croyez que je peux monter un tire-bouchon kP-23 Tatziki sur la crosse inverse de l'optique Zubglog 32M ? » C'est à ce moment que j'ai compris qu'Escape from Tarkov n'allait pas être un petit jeu de tir relaxant.

Fortnite Battle Royale - Loin d'un clone triste

Malgré tout leur succès, je ne peux pas m'empêcher de me sentir gêné pour les développeurs de Fortnite. Ils s'acharnent à développer un hybride free-to-play de Left 4 Dead 2 et de Minecraft pendant six ans, bon, d'accord. Ils le sortent finalement à 40 euros en accès anticipé (lire dans Canard PC no 364), soit, voilà qui est encore supportable. Le plus insultant, ce qui doit les rendre dingues, c'est de finalement toucher le jackpot en y ajoutant un mode battle royale, bête clone d'un jeu populaire, développé en deux mois.

Generation Zero - Ça fait mal au S.T.AL.K.E.R.

Parfois, Izual débarque à mon bureau pour m'expliquer que tel ou tel jeu, atomisé dans les colonnes de Canard PC, vient de sortir un patch qui le rend intéressant. C'est beau. On le sent empli de fierté, comme s'il prenait conscience l'espace d'un instant que son métier est utile à notre société. Mais Izual, qui vient de m'annoncer que Generation Zero s'était amélioré, m'a surtout donné l'impression d'être ce pote qui vous pousse « pour rigoler » quand vous regardez par la fenêtre.

La musique du hangar est... disons, particulière. Cela dit, un jeu qui diffuse une mélodie funky au moment du choix entre bombes à fragmentation et missiles sol-air ne peut pas être totalement mauvais.
Ace Combat 7 : Skies Unknown - Un peu biplan-plan

En Inde, on appelle ça le karma. En France, un retour de bâton. Dans la rédaction de Canard PC, une belle arnaque. Il y a six mois, j'avais insisté pour qu'Izual, grand fan d'Arma devant l'éternel, se charge de l'« À venir » sur Battlefield V, parce que « comme ça, tu pourras comparer les deux hin hin hin, ça te changera de tes FPS tout lents dans lesquels on rampe dans la boue pendant trente minutes avant de se prendre une balle ». Forcément, quand le sujet Ace Combat 7 a été abordé lors de la dernière conférence de rédaction, on ne m'a pas raté. « Ah ben t'as qu'à le faire, toi qui joues à DCS World et à des simulateurs ultra pointus, ça te fera du bien de cartonner des MiG-29 à la chaîne dans un avion qui se pilote comme un X-Wing. » Qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ?

Greedfall - Là-bas, on l’appelle l’été indien

« Ah, c’est toi qui testes Greedfall, le nouveau jeu Spiders ? Eh bah, bon courage », m’a dit Izual, avant de s’éloigner avec ce petit rire malicieux qu’on lui connaît. Il faut dire que du côté du forum de Canard PC, les attentes n’étaient pas beaucoup plus grandes : « Je voudrais pas casser l'ambiance mais je le sens pas trop ce jeu », « Comme tous les jeux Spiders, ce sera au final tout pourri parce que malgré les bonnes idées, le gameplay suivra pas et ça fait chier », « Il faut jouer aux jeux Spiders pour comprendre que sur le papier ça pourrait marcher, mais qu'en pratique... mouif ».

Pesant 300 Mo tout mouillé, Rimworld ne fait pas dans l'excès graphique. Mais le jeu reste beau, élégant, lisible, et les différents biomes – désert, montagne, jungle, forêt tempérée... – permettent de varier les décors (et la difficulté) entre les parties.

 
Rimworld - Le meilleur naufrage du jeu vidéo

Faut-il encore vraiment parler de Rimworld ? Disponible sur Steam en accès anticipé depuis plusieurs années, encensé aussi bien par les joueurs que les journalistes, il s'est déjà fait sa place au panthéon du jeu vidéo. Je suis certain qu'une large majorité de lecteurs de Canard PC l'ont déjà acheté, labouré, retourné, et probablement moddé dans tous les sens. Alors pour la sortie de la version 1.0 du jeu, je me donne une mission : convaincre les trois ou quatre réticents qui ne l'auraient pas encore acheté de ne plus hésiter.

Bon d'accord, ça n'a pas l'air fantastique au premier abord, mais il faut le voir en jeu, quand tout grouille d'activité.
Space Pirates and Zombies 2 - Galaxie circulaire

Il n'a pas fallu grand-chose pour me convaincre d'essayer Space Pirates and Zombies 2, le « Mount and Blade de l'espace ». Il a d'ailleurs suffi de prononcer les mots « Mount and Blade de l'espace », une formule magique dont on comprend tout de suite ce qu'elle implique : une galaxie à explorer librement, de puissantes factions avides de nouvelles recrues, un destin de hors-la-loi qui nous tend les bras et, bien entendu, des batailles d'une laideur atroce. Space Pirates and Zombies 2 n'a pas déçu.

Scourgebringer - La mort permanente lui va si bien

« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », écrivait Nietzsche dans Le Crépuscule des idoles (1888), donnant naissance sans le savoir à des générations de jeunes gens insupportables qui allaient répéter cette phrase en boucle et la graver sur les pupitres de leur classe de terminale L avant d'aller mal jouer de la guitare devant les grilles du lycée. Cette anecdote a son importance, car elle nous permet de ne pas confondre Nietzsche et Scourgebringer : en effet, dans Scourgebringer, c'est en mourant qu'on devient plus fort.

Dans cet épisode de « Bienvenue chez nous », le maréchal Erwin Von Ribbentrop et son château en Bavière recueillent la note de convivialité maximale.
Call of Duty : WWII - J'irai revoir ma Normandie

Adorno se demandait comment écrire après Auschwitz. Perso, je me demande comment on faisait pour écrire avant. Depuis soixante-dix ans, tout, absolument tout, des œuvres les plus savantes à la pop-culture, est fourré au nazi. Qu'on cherche un roman d'aventure, une nouvelle mise en scène d'Euripide ou un comic book, presque impossible d'en trouver un où ne figurent pas les bricolos du Reich. Signe d'un manque d'imagination ? Peut-être. Étant d'un naturel optimiste, je préfère me réjouir qu'Adolf Hitler, peintre qui toute sa vie est resté méjugé par ses contemporains, soit finalement devenu la muse de trois générations d'artistes. C'est toujours chouette quand une histoire finit bien.

Stonehearth - Pousse au milieu des voxels, ma rancœur

Kickstarter, 2013. Cette année-là, Starbound levait un million d’euros et Star Citizen entrait à peine dans sa dix-septième année de développement. Sur le forum de Canard PC, il y a eu comme un frémissement. Un début d’enthousiasme pour un jeu qui devait sortir à la fin de l’année. C’était 2013. C’était Stonehearth.

They are Billions - À un ou deux près

Ils sont des milliards. Ils aiment vadrouiller, boulotter des trucs et on en a même entendu certains crier « Moooont' nouuus toooon cuuuul ! » en clopinant. Non, il ne s'agit pas des lecteurs de Canard PC, qui ne se comptent hélas qu'en millions, mais des zombies qui ont envahi votre monde. Et vous, vous n'allez pas les laisser faire. Du moins, vous allez essayer.

Même les options du moteur graphique font dans la caricature, avec un mode daltonien qui... ne change rien du tout.
West of Loathing - Il était une fois complètement à l'ouest

Avant de lancer West of Loathing, j'ai dû avoir une discussion délicate avec ma GeForce 1080. « Dis, poupounette d'amour, est-ce que tu pourrais m'afficher... ça ? » L'air incrédule, elle a regardé les personnages 2D constitués de bâtonnets maladroits et les décors monochromes probablement dessinés avec Paint. Elle s'est penchée vers moi et m'a répondu, l'air méprisant : « Tu me dégoûtes... »

Broken Lines - Simul' tannée

En 2015, Guy Moquette avait tenu à tester Hard West, un XCOM à la sauce western qu’il attendait comme le messie. Hélas, le jeu n’avait pas tenu ses promesses puisque des mécaniques bancales et un déluge de bugs le rendaient injouable, au grand désespoir de notre Breton aux cheveux de feu. Qu’a-t-on appris de cette histoire ? Eh bien que dalle puisque aujourd’hui, j’ai tenu à tester Broken Lines.

Phantom Doctrine - L'espion qui merdait

Tout a commencé la nuit du 14 août. À trois heures du matin, un appel imprévu me tira du lit. Mes « Allô ? Allô ? » ensommeillés ne reçurent pour toute réponse que des sanglots qui sentaient la bière et les embruns du Finistère. « Guy ? Qu'est-ce qui se passe ? » Seul me répondit un long cri bestial, entre le rhinocéros estropié et l'ourse qui a perdu ses petits, avant que je me fasse raccrocher au nez. Je ne compris que le lendemain la raison de ce coup de fil, quand Steam me prévint que la veille était sorti Phantom Doctrine, ce jeu qui avait motivé Guy Moquette à quitter la rédaction de Canard PC pour avoir plus de temps à lui consacrer. Les poings serrés, un bras vers le ciel, je jurai de tirer toute cette histoire au clair. Je le devais à Guy Moquette.

Six Ages : Ride Like The Wind - Dans la vallée

Vingt ans qu'on l'attendait, Six Ages, depuis le dernier jeu du studio A Sharp. Vingt ans aussi qu'on est incapables d'expliquer comment une aussi petite boîte peut supplanter toute l'industrie du jeu vidéo en termes de narration et d'immersion avec des simulateurs de villages miteux à l'aube de l'humanité. Alors que c'est simple : tout ça, c'est grâce au doute.