Deux ans après, j'avais oublié quels effets avait eus Savage Lands sur mon organisme : écoulements lacrymaux devant des graphismes venus en droite ligne de l'an 2004, nausées et maux de crâne causés par le frame rate poussif, fortes somnolences provoquées par le gameplay mou de ce jeu de survie-exploration. Malgré quelques ajouts de contenu, on ne peut pas dire que l'état du jeu, sorte de The Forest à l'ambiance nordique sauce Skyrim et jouable en coop', se soit amélioré. Les développeurs n'ont visiblement pas jugé urgent de dynamiser les combats, ni d'optimiser leur moteur souffreteux. Rajoutez à cet inquiétant surplace le fait que le site officiel de Savage Lands ne répond plus, et voilà un bon fumet de vaporware qui monte aux narines. Si je l'avais payé de ma poche (23 euros à l'époque, 15 aujourd'hui), nul doute qu'aux symptômes déjà évoqués s'ajouterait certainement une petite douleur rectale.