Cet univers « beyond post-apocalyptic », c'est celui de Seven : The Days Long Gone. Un monde joliment cel-shadé, où se côtoient magie et technologie, monstres « naturels », aberrations issues de manipulations biologiques et, surtout, tous les mécanismes que le jeu d'infiltration a inventés depuis son apparition. Le but que poursuit notre maître-voleur est encore un peu flou, mais cette première prise en main a permis de constater l'étendue des capacités dont il dispose pour y parvenir. Pour faire simple, il faut imaginer un mélange de Thief et Dishonored, vu du dessus. Au programme : se faufiler dans l'ombre, crocheter des serrures, éviter les cônes de vision des ennemis, planter un couteau dans le dos d'un garde, résoudre de petits puzzles, pouvoir grimper partout et chercher les itinéraires les plus discrets et les nombreux recoins que semble receler le monde ouvert assez vaste que constitue l'île de Peh. Cela étant, lors de notre session de jeu, les ennemis se sont souvent révélés aveugles et faciles à berner quand ils parvenaient à nous repérer, ce qui ne plaçait pas l'infiltration à un degré d'exigence extrême. Ceux qui préfèrent y aller comme des bourrins pourront d'ailleurs foncer dans le tas. De toute évidence, les développeurs désirent lâcher la bride du joueur. Car Seven, après tout, est également un RPG, avec sa gestion d'équipement, ses choix moraux – les créateurs mettent en avant la présence d'anciens développeurs de The Witcher 3 dans l'équipe – et les multiples compétences de notre voleur-acrobate-assassin.