La démo de Genesis Noir ne contenait pas grand-chose : une intro et une première zone. D'ordinaire pour un point and click, c'est un peu léger. On a à peine le temps de commencer à effleurer la découverte des personnages, l'histoire est encore sur le point de démarrer... Et pourtant, avec ce petit pas grand-chose, avec un simple triangle amoureux qui tourne (très) mal, Genesis Noir parvient à créer de la magie. Combinez une direction artistique pratiquement en noir et blanc, des personnages faits de quelques traits mouvants et flous, à des plans de caméra audacieux, et vous obtenez une mise en scène épatante et dynamique, qui vous plonge immédiatement dans un drame cosmique. Il y aura des planètes à visiter et des mystères à résoudre, tout ça dans le bref laps de temps entre un tir de pistolet et le moment où la balle atteint sa cible, dans le mince espoir de parvenir à la sauver. Avec une sortie prévue dans deux ans, Genesis Noir n'en est encore qu'au début de son développement, ce qui explique qu'on n'en ait eu que si peu à se mettre sous la dent. C'était malgré tout largement suffisant pour donner envie de voir jusqu'à quel niveau de bizarrerie Feral Cat Den, le développeur américain qui cite Italo Calvino parmi ses influences, veut aller.