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Jeu: City of Brass
Genre: action en vue subjective, rogue-like
Developpeur: Uppercut Games (États-Unis)
Editeur: Uppercut Games
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais (sous-titres français)
Drm: Steam
Sortie prevue: NC
Config: PC de joueur
Telechargement: 1,5 Go
Prix: 23 €
Mon personnage meurt, encore et encore, poignardé par des squelettes, grillé par des éfrits malveillants et, bien sûr, déchiqueté par les pièges qui parsèment cette ville moyen-orientale et maudite. Ce n'est pas une surprise, puisque City of Brass est un rogue-like. Mourir fait partie du jeu, et il y a un véritable plaisir à comprendre un peu mieux, à chaque nouvelle partie, comment combattre efficacement les différents types d'ennemis, contourner les pièges, utiliser telle ou telle arme, profiter de façon optimale des bonus offerts par les rares génies bienveillants que l'on croise. Comment, surtout, utiliser efficacement le fouet. Car le protagoniste de City of Brass, en plus de l'arme qu'il trimbale dans sa main droite (sabre, gourdin, torche ou rapière, on trouve de tout au fil des niveaux, sans parler des projectiles à usage unique que l'on ramasse régulièrement), dispose d'un fouet, outil remarquable à plus d'un titre. Tout d'abord parce qu'en termes de feedback sonore, le « fuitiiiichh-claaac ! » d'un fouet balancé dans la tronche d'un ennemi vaut les meilleures détonations de fusils à pompe. Ensuite parce qu'il ne s'agit pas tant d'une arme que de ce qu'on appelle, dans le langage savant des game designers, un machin-truc contextuel à tout faire.

On a des chahs à fouetter.

D'un coup de fouet, on peut ramasser un objet distant, déclencher un piège, assommer un ennemi (en visant la tête), le faire tomber (en visant les jambes), le tirer vers soi pour le jeter dans un précipice... Les ennemis étant assez résistants et le joueur fort peu, on a d'ailleurs tout intérêt à utiliser au mieux le fouet et l'environnement pour neutraliser les méchants, les charges sabre au clair finissant en général assez mal. Malgré la raideur des contrôles, typique des jeux d'action en vue subjective et à petit budget, les combats sont agréables et nerveux, ballets où l'on alterne coups d'épée qui tue et de fouet qui assomme pour éviter d'être dépassé par le nombre d'adversaires, tout en gardant un œil sur les pièges pour éviter une mort stupide. Bref, où l'on doit faire beaucoup de choses à la fois, ce qui serait enthousiasmant si City of Brass ne souffrait de gros problèmes de lisibilité. Il n'est pas rare de mourir brûlé par des flammes presque invisibles, ou d'être abattu par une bouche à feu dont les tirs semblaient pourtant passer bien au-dessus de notre tête. Le genre de défaut difficile à pardonner dans un jeu où le trépas est définitif.

En l'état

Agar le 15 octobre 2017

| Modifié le le 25 mai 2021

Avec son style visuel original et ses mécanismes bien pensés, City of Brass apporte quelques nouveautés aux rogue-like d'action à la première personne. Lorsque les gros problèmes de lisibilité dont il souffre auront été corrigés, nous n'hésiterons plus à vous le recommander.
Attendez