Mon personnage meurt, encore et encore, poignardé par des squelettes, grillé par des éfrits malveillants et, bien sûr, déchiqueté par les pièges qui parsèment cette ville moyen-orientale et maudite. Ce n'est pas une surprise, puisque City of Brass est un rogue-like. Mourir fait partie du jeu, et il y a un véritable plaisir à comprendre un peu mieux, à chaque nouvelle partie, comment combattre efficacement les différents types d'ennemis, contourner les pièges, utiliser telle ou telle arme, profiter de façon optimale des bonus offerts par les rares génies bienveillants que l'on croise. Comment, surtout, utiliser efficacement le fouet. Car le protagoniste de City of Brass, en plus de l'arme qu'il trimbale dans sa main droite (sabre, gourdin, torche ou rapière, on trouve de tout au fil des niveaux, sans parler des projectiles à usage unique que l'on ramasse régulièrement), dispose d'un fouet, outil remarquable à plus d'un titre. Tout d'abord parce qu'en termes de feedback sonore, le « fuitiiiichh-claaac ! » d'un fouet balancé dans la tronche d'un ennemi vaut les meilleures détonations de fusils à pompe. Ensuite parce qu'il ne s'agit pas tant d'une arme que de ce qu'on appelle, dans le langage savant des game designers, un machin-truc contextuel à tout faire.