Avis aux ligues de moralité : dans Light Fingers, on vole, on sabote et on félonise à qui mieux-mieux. Conçu pour deux à quatre joueurs (mais plutôt quatre que deux), le jeu de Numizmatic vous donne pour mission d'aller faucher des sacs d'or dans les villages et bois alentour et de les rapporter au grand chef des bandits. Le premier qui ramène ses deux sacs remporte la partie : voilà qui est simple et direct. Tout le monde jette ses dés (à six faces) en même temps et celui qui fait le plus petit score commence : il ne pourra déplacer son voleur que du nombre de cases affiché par son dé, mais il a l'avantage de jouer d'abord, ce qui lui permet de récupérer les différents bonus offerts (pièces d'or, sortilèges...) quand on découvre une case et aussi de jouer un sort pouvant handicaper les joueurs suivants. Ah, douce vengeance... Chacun joue ainsi à son tour, découvrant petit à petit la carte du jeu à mesure que son pion progresse. C'est indubitablement l'un des principaux plaisirs de Light Fingers (même si dans la démo à laquelle nous avons joué, il n'y avait qu'une unique carte) : chaque case se dévoile grâce à un petit mécanisme, comme si tout le terrain appartenait à une gigantesque machinerie dont on n'apercevrait que la surface et parfois, furtivement, les mystérieux dessous.