Son éditeur, Bethesda, le présentait comme le défouloir ultime, un jeu cathartique et jouissif, une montagne russe d'extase, presque un jardin d'Éden avec des nazis et des lance-grenades. Ce n'était pas forcément faux. Si la brutalité de Wolfenstein II : The New Colossus a été largement exagérée – les exécutions au corps à corps avec une hachette restent d'une barbarie mesurée –, le jeu consiste en grande partie à se frayer un chemin dans des couloirs remplis de nazis qu'on met à terre avec violence (verbale, évidemment). Un fusil à pompe dans chaque main et six cents balles glissées dans la ceinture, on explore des niveaux linéaires mais variés au pas de charge en y affrontant des soldats nazis, des androïdes nazis, des dobermans nazis, des androïdes nazis, des drones nazis et des cyborgs nazis. Évidemment, après avoir lu tout ça vous n'allez pas me croire, mais voilà, tant pis, je vous le dis quand même tout de go, comme je le pense : Wolfenstein II est le jeu de tir le plus subtil de l'année.