Ah là là, parfois on se fait des drames dans sa tête pour pas grand-chose. Certes, les précédents jeux de Zachtronics (qui suivent à peu près tous la même formule, déclinée sous différents aspects : on construit librement, étape par étape, des chaînes de production et on les regarde produire des trucs de plus en plus compliqués, quand on ne construit pas soi-même des trucs de plus en compliqués), de Spacechem à Shenzhen I/O en passant par Infinifactory et TIS-100, étaient particulièrement costauds, au point que j'avais fait l'impasse sur les deux derniers, estimant avoir donné suffisamment de mon temps comme ça. Mais justement, Opus Magnum inverse quelque peu la tendance. Pas question pour une fois, contrairement à TIS-100, d'imprimer chez soi un manuel de langage de programmation : le jeu a de jolis graphismes, un didacticiel qui vous explique tout très bien, et même des personnages et un scénario pour donner un cadre aux puzzles. Cette fois-ci, on ne fait pas de la chimie et on ne programme pas de processeurs, mais on manipule des éléments pour faire de l'alchimieNote : 1.

Note 1 : Les fans hardcore de Zachtronics remarqueront qu'il s'agit d'une sorte de remake de The Codex of Alchemical Engineering, l'un des tout premiers jeux du studio, publié en Flash en 2008.