Chaque année ou presque, les éditeurs de jeux vidéo annoncent des résultats financiers sans précédent et un chiffre d'affaires global en hausse continuelle (l'an passé, environ 100 milliards de dollars dans le monde pour l’ensemble de l’industrie, selon les analyses de Newzoo). Pourtant, les mauvaises nouvelles s'accumulent : des fermetures de studios, des licenciements, des semaines de 80 heures payées comme des semaines normales, des histoires de harcèlement moral et sexuel. À tout cela, il faut ajouter ce que l'on entend régulièrement (mais à voix basse, pas trop fort, il ne faudrait pas déranger) : des patrons tyranniques ou des professionnels devenus chefs sans avoir appris à diriger, encadrer ou même déléguer, des sous-traitants dans des pays en voie de développement condamnés aux tâches les plus ingrates, des employés infantilisés car ils travaillent par « passion », d’autres en contrats perpétuellement précaires et donc toujours menacés…