Empires of the Undergrowth, à première vue, ressemble plus à Dungeon Keeper qu'à SimAnt ou Empire of the Ants, autre simulateur de fourmilière sorti en 2000. Au milieu d'un dédale de galeries encore peu étendu, une grosse reine immobile fait office de cœur du donjon : si un intrus parvient à pénétrer jusqu'à sa chambre et à la tuer, la partie est terminée. Autour de la belle endormie, une poignée d'ouvrières zonent sans faire grand-chose. Il suffit toutefois que le joueur clique sur une paroi pour que toutes les fourmis se mettent en branle, commencent à creuser comme des damnées, ouvrent de nouvelles galeries selon le plan tracé en quelques clics, ramassent les graines et autres petites saloperies mangeables qu'elles trouvent sur leur chemin, tombent par hasard sur une araignée et se fassent massacrer. Heureusement, aucune mort, à part celle de la reine, n'est définitive. Tant qu'il reste de la nourriture en réserve dans les garde-mangers de la colonie, chaque bestiole tuée sera presque immédiatement remplacée par une nouvelle larve fraîchement éclose dans une pouponnière.