Il est maintenant temps de me l'avouer : je ne suis pas un vieil homme riche et pourtant, plus que tout autre sport virtuel, le golf me fait l'effet de grosses montagnes russes. J'ai parfois l'impression d'y vivre la frénésie d'une nuit au casino où en quelques secondes ma vie peut basculer du paradis à l'enfer et inversement. Clubs, baballes et caddies virtuels me font pousser plus de râles de bonheur et de hurlements énervés que les platformers masocore que je mange au petit-déjeuner. Qu'il s'agisse de Neo Turf Masters (on n'oublie jamais son premier amour), de l'illustre Pangya, de la série Everybody's Golf ou du fantastique Desert Golfing (disponible depuis peu sur Steam pour une bouchée de pain), tous ont avalé des hectoheures de ma vie sans vergogne aucune. Presque impossibles à rater si on ne se plante pas trop sur les règles, les contrôles et la physique, les jeux de golf se ressemblent finalement tous un peu. On choisit un club, on tape avec en faisant gaffe au vent et on regarde la baballe s'élancer dans les airs avant de retomber mollement, tant qu'à faire là où on le souhaite. Cette boucle de gameplay est la même dans quasiment tous les titres du genre et j'y retourne pourtant à chaque fois.