Je suis prêt à m’élancer. Une caméra aérienne vient de dévoiler l’intégralité du parcours, généré de façon procédurale. L’aperçu est précieux : je connais ainsi à l’avance les épingles à cheveux qui nécessiteront de choper les freins, les talus et rampes artificielles qui permettront d’effectuer quelques figures aériennes et les pièges divers qui me séparent de la ligne d’arrivée. Et, plus globalement, les innombrables opportunités de voir les vertèbres cervicales de mon cycliste se retrouver au niveau de son coccyx. Je sens que vous êtes en train d’essayer de vous représenter la chose mentalement, alors laissez-moi vous aider : à moins d’être maître yogi ou danseuse étoile, il n’existe que peu de solutions pour y parvenir sans subir de séquelles. Et c’est parti… Les contrôles sont réactifs (un peu trop, peut-être), de petits dérapages au stick droit – oui, on y joue à la manette, on n'est pas des bêtes – autorisent d’agiles petits évitements, et une fois en l’air, les deux sticks permettent d’exécuter des figures basiques : 360°, back flip, front flip… Comme je suis un testeur professionnel, je tente direct le double saut périlleux arrière et mon VTTiste se plante brutalement la tête dans le sol. Je viens de perdre une vie.