Canard PC : Comment est née la FFRAG ?

CL : Avant d’en arriver à la FFRAG, on avait essayé de monter un annuaire des freelances. L’intérêt d’un tel annuaire, c’est qu’en tant qu’indépendant, il est parfois difficile de trouver des missions. Alors que de l’autre côté, il y a beaucoup de petits studios qui cherchent quelqu’un pour une tâche précise et qui ont du mal. Un annuaire permettrait de mettre les gens en relation. On avait proposé l’idée à des organismes français du jeu vidéo. Tous ceux qu’on a contactés nous ont répondu que c’était une bonne idée mais qu’ils ne pouvaient pas porter ce projet.

Cela me paraissait un gros chantier à mener seule, et je me suis dit qu’avec une association ce serait plus facile. On a été épaulés là-dedans par l’IGDA France. On a monté des meetups, des réunions de travail pour recueillir les besoins des freelances, réfléchir à ce qu’on faisait et à comment on le faisait. On a créé la FFRAG il y a un peu plus de trois ans, après quatre mois de réflexion et de coconstruction. Le point de départ de l’association, c’est : je me sens toute seule en tant que freelance, et je ne suis pas seule dans ce cas. Si on se regroupe, on sera moins seuls et plus forts.