Pour un lecteur, j'imagine que toutes les pages de Canard PC traitant de jeux se ressemblent : un platformer à gros pixels, un survivalcraft, un casse-tête épuré, un moba, et ainsi de suite, tous inconnus et pas forcément intéressants avant de lire nos excellents textes. En réalité, le traitement de chaque jeu par notre rédaction de journalistes experts et passionnés peut varier du tout au tout. On va parfois se dépêcher de finir un jeu pas bien excitant, ou tomber sur un super jeu qui dure deux heures à peine, ou perdre sa vie sur un seul titre alors qu'il nous reste encore douze pages à rendre. Slay the Spire tombe dans cette dernière catégorie : si, dans le numéro précédent, nous avons rendu notre gros dossier certes pas tout à fait en retard mais avec, disons, un sens particulier de la ponctualité (bref, trois heures pile poil avant le bouclage), ce n'était pas la faute du sujet, certes complexe, ni de Maria Kalash, ni même la mienne. Non, la responsabilité en incombait entièrement à Slay the Spire. Avec ma complicité contrainte et forcée, car comment aurais-je pu résister ?