Jeu: Dead Maze
Genre: MMO
Developpeur: Atelier 801 (France)
Editeur: Atelier 801
Plateformes dispo: PC Windows, Mac, Linux
Plateforme test: PC Windows
Langues: textes en français
Config: n'importe quel PC
Telechargement: 250 Mo
Prix: free-to-play
Drm: Steam ou aucun sur le site du studio
Date de sortie: 13/02/2018
Genre: MMO
Developpeur: Atelier 801 (France)
Editeur: Atelier 801
Plateformes dispo: PC Windows, Mac, Linux
Plateforme test: PC Windows
Langues: textes en français
Config: n'importe quel PC
Telechargement: 250 Mo
Prix: free-to-play
Drm: Steam ou aucun sur le site du studio
Date de sortie: 13/02/2018
Pipomantis
le 5 mars 2018
| Modifié le le 5 mai 2021
Un tsunami d'une violence sans précédent vient de frapper la côte Pacifique des États-Unis. Avec lui, comme charriés sans ménagement par la catastrophe, arrivent les embouteillages, la panique, le chaos et… des zombies ?
Dead Maze est le nouveau projet d'Atelier 801 (studio français auréolé de succès depuis la sortie de Transformice), en développement depuis plus de trois ans. Au premier abord, le jeu rappelle énormément les productions d'Ankama, Dofus et Wakfu en tête – ce qui semble finalement assez naturel puisque Mélanie Christin, la fondatrice d'Atelier 801, est passée par le studio roubaisien avant de monter son entreprise. On y dirige un personnage dans un monde en 2D isométrique envahi par les macchabées et les survivants (ces derniers étant presque tous incarnés par d'autres joueurs). Comme dans la quasi-totalité des jeux qui se réclament de la grande famille des MMORPG, Dead Maze démarre à la vitesse d'une tortue défoncée au diazépam. Après une courte introduction en solo, me voilà vite débarqué sur la côte, accompagné de pauvres hères tous massés autour du même PNJ important de début de jeu (en passant, petit coucou à Naruto135792 qui aura eu le mérite de m'offrir une bonne crise de rire autour de mon premier feu de camp). L'occasion d'entamer mes premières missions.
Dead Maze déborde d’éléments à lire, utiliser, analyser, exploiter ou même fuir.
Les bougons macchab'.
Me voilà parti chercher des bandages pour un camarade non joueur, sécuriser des zones en y massacrant des poignées de zombies, découvrir le premier gros campement et plus généralement prendre part à l'enfer de tout MMO : des quêtes Fedex pas bien palpitantes. Des allers-retours qui confèrent à Dead Maze un rythme terriblement lent (pas vraiment aidé par des problèmes de frame rate et de ping difficilement compréhensibles) et peuvent même décourager le joueur qui, fleur au fusil, espérait vivre une saison de Walking Dead devant son PC. Mais après quelques heures, on a eu le temps de se familiariser avec le sympathique système de combat en temps réel (en ajoutant un bouton de garde et une esquive, Atelier 801 a réussi à créer des affrontements plus dynamiques que bien d'autres MMO) et on comprend les mécaniques de survie, qui reposent sur la soif, la faim, mais également l'énergie – peut-être la plus importante, puisqu'elle descend à quasiment chaque action. On en profite également pour se familiariser avec une interface peu pratique (et même parfois pénible) puis on se trouve une routine, on discute ici ou là avec d'autres joueurs et on étoffe sa base pour commencer à crafter objets, armes ou petits plats. Et pendant tout ce temps, on a surtout pu réaliser le degré de finition apporté par le studio à son univers.
La foison d'or.
Vous l'avez compris, ce n'est pas avec sa plastique que Dead Maze va vous impressionner. Bien qu'on y trouve de jolis décors colorés avec soin et quelques chouettes designs de morts-vivants (qui rappellent par moments Plants vs. Zombies, on a connu pire référence), le jeu reste visuellement modeste, ce qui ne l'empêche pas de ramer très régulièrement. Mais, comme certaines personnes compensent leur âge en achetant une voiture de sport, le jeu d’Atelier 801 fait oublier ses faiblesses techniques en mettant tous les potards sur « corne d’abondance ». C’est bien simple, si je devais le définir en un seul mot avec un revolver sur la tempeNote : 1, ce serait « profusion ». Profusion de joueurs, de zombies, d’objets, d’armes, de capacités… Dead Maze déborde d’éléments à lire, utiliser, analyser, exploiter ou même fuir. La quasi-totalité des objets trouvés par terre, de l'édredon au parasol en passant par la chaise, peuvent être utilisés comme des armes et possèdent tous des propriétés uniques et cohérentes. Dans le même ordre d'idées, on accédera à des actions inédites en fonction du contenu de sa besace, comme dans l'excellent Neo Scavenger – par exemple, l'heureux propriétaire d'un pied de biche pourra ouvrir des verrous récalcitrants sans dépenser d'énergie.Note 1 : Un détail qui n’apporte rien à mon argumentaire mais qui ajoute une sacrée tension dramatique.
Serpent de mort.
Mais le plus impressionnant reste sans doute la minutie avec laquelle cette quantité d’éléments a été intégrée à l’univers du jeu. La plupart des armes ou des objets que l’on trouve semblent disposés selon une logique bien précise, parfois appuyée par la présence de détails plus ou moins subtils dans le décor – si tant est que l’on considère qu’un cadavre explosé au sol à côté d’une voiture renversée soit un endroit « subtil » pour dénicher un pneu et une clé à molette. Au détour de chaque environnement peut se cacher un mémorial improvisé, une blague rigolote ou bien un drame tragique raconté par des objets brisés et des lettres griffonnées trouvées au sol. Une cohérence trop rare dans le jeu vidéo en règle générale, exploitée ici avec maestria. Mais cette abondance d'objets, d'événements et de mécaniques peut facilement étouffer le joueur, qui n'est déjà pas aidé par l'interface. C'est pourquoi il peut être souhaitable de démarrer l'aventure en groupe, quitte à s'acoquiner avec des inconnus. Ou alors attendre que le jeu revête sa forme finale, puisque Dead Maze nous accueille avec une feuille de route détaillant tout ce qui n'a pas encore été intégré au jeu. Pêle-mêle, on trouve : les quêtes secondaires, un chien pour accompagner le joueur, un éditeur de cartes, un mode PvP et… la deuxième moitié de l'histoire. Alors certes, le titre est déjà touffu et amusant, mais avec un peu de chance, quelques mois d'attente verront arriver une amélioration du rythme et un petit coup de polish technique.
Sympathique, peuplé mais pas toujours parfaitement fignolé, Dead Maze reste un chouette MMO qui pourra engloutir quelques heures de votre vie sans problème, surtout entre potes. Et ce, malgré la vilaine impression de jouer à un titre qui n'est pas totalement sorti d'accès anticipé.