« C’était la fin des temps. Il n’y avait aucun espoir de survie. Voici le récit de votre mort. » Au moins, on ne peut pas accuser Project Zomboid de mentir sur la marchandise. En précédant chaque partie de cet avertissement laconique, le jeu convainc assez vite que l’heure n’est pas à la rigolade, au défouloir gore ou à l’orgie de violence libératrice ; qu’au contraire elle est à la peur, au soin méticuleux et à la survie précaire. Bref, à tout ce qu’une invasion de zombies devrait normalement susciter. Bien sûr, on a déjà vu des jeux agiter un zombie-épouvantail en hululant « Ouuuuuuhh, attentioooOOOon, les zombiiiiies sont dangereeEEUUUuuuux », mais en général on s’y retrouvait quand même à déquiller gaiement de l’infecté par dizaines après une ou deux séquences d’horreur. Or, le souci du réalisme et de la crédibilité régit Project Zomboid du début à la fin. On y démarre seul survivant d’une petite ville des États-Unis envahie par les zombies, et quelles sont nos premières actions ? Trouver un sac à dos, choper de la bouffe dans les placards, attraper un couteau de cuisine, remplir une bouteille au robinet avant que l’eau et l’électricité soient coupées. Jusque-là, tout se déroule conformément à ce que j’imagine de ma réaction en cas d’invasion zombie – le caleçon trempé en moins.