Et puis, il y a la Switch, lancée il y a tout juste un an (mars 2017). En douze mois, Nintendo a vendu presque 18 millions de consoles. Le Japonais vient de revoir ses prévisions à la hausse et vise désormais les 20 millions pour 2018. La portable de salon suscite un vrai engouement, y compris auprès des développeurs indépendants qui s’y précipitent, attirés par une politique de Nintendo en apparence plus ouverte que d’ordinaire. Ce dernier point, et le succès indéniable de la console, ne sont pourtant que des arbres qui cachent une forêt un peu moins accueillante qu’il n’y paraît : sur l’ensemble des ventes de jeux, Nintendo s'octroie 85,3 % avec ses propres titres, ne laissant que les miettes aux centaines de titres indés à côté des Super Mario Odyssey (10,5 millions), Mario Kart 8 Deluxe (9,2 millions), Zelda Breath of The Wild (8,5 millions) ou Splatoon 2 (6 millions). Tout l’enthousiasme des éditeurs tiers se heurte à la réalité d’un marché en réalité extrêmement fermé : les acheteurs de Nintendo viennent chercher des jeux Nintendo.